"Un coup dur pour les étudiants !"
A l’heure où la municipalité strasbourgeoise nous vante les mérites du foisonnement des horodateurs, exhortant ainsi « enseignants et étudiants à prendre des bonnes habitudes », les Jeunes Populaires du Bas-Rhin tiennent à faire part de leur inquiétude face à cette nouvelle extension des zones de stationnement payant. Prévue dès la rentrée, autour du campus universitaire de l'Esplanade, celle-ci concernera autant qu’elle pénalisera les étudiants, venus d’Alsace et d'ailleurs, pour étudier.
Accès restreint au parking du campus, réduction des zones de stationnement au profit de constructions nouvelles : ne nous y trompons pas, cette annonce de la Municipalité est un coup dur pour les étudiants Alsaciens contribuant à sa manière à augmenter le coût de la rentrée… Nous ne pouvons que nous étonner que cette modification du paysage n’ait pas été assortie d’une mesure compensatrice pour les étudiants. Le campus central a cet avantage d’être localisé au cœur de la capitale alsacienne. Cette centralité lui fait tenir un rôle déterminant en matière d’attractivité et de dynamisme pour Strasbourg. Pour autant, que ne ferait-on pas pour en éloigner ceux qui voudraient y accéder ?
Recourir au rail et aux transports en commun strasbourgeois est naturellement un choix à encourager, mais n'est pas toujours compatible avec les contraintes inhérentes à la vie d'un étudiant ne résidant pas sur le campus ou en ville mais en zone rurale. Aussi, n'aurait-il pas fallu, a minima, contourner l’inconvénient des places de stationnement payantes par des initiatives destinées à assurer aux étudiants venant de l’extérieur de la ville une offre de parking à moindre coût ?
Si l’intérêt des riverains doit à l'évidence être pris en considération, les étudiants, qui représentent eux-mêmes une part importante des habitants et des clients des quartiers de l’Esplanade, de la Krutenau ou du Neudorf, ne doivent pas rester le parent pauvre de cette politique. Quid de l’étudiant qui passe sa journée sur le campus : doit-il être condamné à se rendre toutes les deux heures à l’horodateur et payer son tribu, faute d'avoir trouvé, au sortir des bouchons autoroutiers matinaux, une place de stationnement gratuite?
Pour concilier ces intérêts légitimes mais quelque peu contraires (reconnaissons le), pourquoi ne pas imaginer, en semaine, des zones étudiantes à faible coût et même y associer les parkings relais-tram ? Plutôt que de nous rappeler quasi quotidiennement que celui des Rives de l’Aar est « totalement vide », Monsieur l’Adjoint au Maire Olivier Bitz pourrait peut-être y inviter nos étudiants en mal de stationnement gratuit…
Les Jeunes Populaires












Commentaires
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.