De la crise des subprimes
De tout ce qu'on a entendu ces derniers temps, je voulais rédiger un article sur les causes de la crise financière actuelle.
Je vais commencer par un peu d'histoire.
En 1977, le président démocrate Jimmy Carter a créé le Community Reinvestment Act, qui demandait aux banques de prêter de l'argent aux personnes qui normalement n'étaient pas solvables (subprimes, prêts risqués).
En 1995, le président Clinton a imposé des conditions de prêt encore plus dangereuses, de façon à ce que n'importe qui puisse obtenir un prêt pour acheter une maison, ces prêts dangereux étant financés par les entreprises sponsorisées par l'Etat, Fannie Mae et Freddy Mac.
Ce plan utilisait la technique de la pyramide, qui est une technique d'arnaque. Cela consiste à financer les prêts par l'argent apporté par les nouveaux entrants. Dès lors que le nombre de nouveaux prêts diminue, le système s'effondre. Le gouvernement américain a donc mené une arnaque légale au niveau national, qui a logiquement fini par s'effondrer!
De plus, l'administration Bush, consciente du risque que constituaient ces subprimes, a tenté, en vain, par trois fois, en 2004, 2005 et 2006 de mettre fin à cette spirale infernale, mais la réforme était à chaque fois refusée par les démocrates dans leur totalité et un nombre non négligeable de républicains.
On peux donc voir donc que, partants d'une bonne intention, qui était de permettre à chacun d'avoir un logement, les présidents Carter et Clinton ont imposé une réforme qui fait vaciller l'économie.
Je pense que cela montre que c'est la régulation du marché des prêts qui est responsable de cette crise, et que ce n'est pas le libéralisme tant décrié qui l'a déclenché, puisque c'est l'état américain qui a imposé les subprimes."












Commentaires
Je suis d'accord avec toi lorsque tu dis qu'il y a des anticipations. S'il n'y en avait pas il n'y aurait pas d'investisseurs pour les entreprise innovantes qui ne gagne pas d'argent aujourd'hui mais qui en gagneront peut être demain. Il faut laisser les agents économiques croire en certains projets parfois ça marche, parfois non. Je connais peu d'entreprises qui gagnent de l'argent dès leurs premiers jours d'activités.
Concernant la politique sociale américaine, il n'y en a peut être pas dans beaucoup de domaine, parcontre il y a une véritable politique sociale du crédit immobilier (expliqué ici : www.unmondelibre.org/node/519)
En résumé :
Pas de gains possibles pour les investisseurs = pas d'investisseurs = pas de production = pas de création de richesses
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Le problème d'aujourd'hui n'est-il pas tout simplement la transformation de l'investissement en spéculation ??
Parmi les solutions pour éviter cela, pourquoi ne pas procéder à l’instar de l’investissemen t pierre et imposer une durée minimale de placement ? Citer
Je pense que limiter la spéculation c'est limiter le montant global des investissements . D'après moi la question qui se pose réellement c'est "Qu'est ce qu'on fait quand une banque fait faillite ?" Citer
Des fois, j'ai des doutes ; surtout lorsque l'entreprise est gérée par des P-Dg carriéristes qui n'ont comme objectif que de rendre un bilan sur deux ou trois ans… Citer
Je pense que le principal problème concernant les dirigeants c'est la manière dont ils sont rémunérés. Actuellement c'est le conseil d'administration qui décide de la rémunération du dirigeant. Je pense qu'il faudrait que ce soit l'ensemble des actionnaires en assemblée générale qui décide de la forme et du montant de la rémunération. Le système serait beaucoup plus sain.
Un autre problème à soulever c'est la deresponsabilis ation des acteurs.
Les déposants sont garanties par l'état à hauteur de 70000€. Du coup ça n'incite pas les déposants à se demander est ce que ma banque est sûr ? Est ce qu'elle privilégient les investissements en bourse (risqué) ou préfère t-elle faire des prêts aux états, aux particuliers (plus sûrs) ?
Maintenant on garantit les pertes des banques, alors ou va t'on ? Toutes les conneries sont permis.
S'il y a un point ou je suis d'accord avec Olivier Besancenot c'est lorsqu'il dit qu'on ne peut pas libéraliser les profits et nationaliser les pertes. Pour ma part, c'est la nationalisation des pertes qui me gêne.
Macraptor,
Je trouve ton dernier commentaire d'une incroyable utilité. This is unbelivieable
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C'est un peu réducteur de dire qu'on nationalise les pertes des banques, le plan Paulson étant largement modifié. Citer
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