to view content.France-Allemagne : un amour européen
En s’exprimant lors de la remise du prix Charlemagne décerné à la chancelière allemande, Nicolas Sarkozy a confirmé son attachement à l’Europe, ainsi qu’à l’amitié franco-allemande.
En s’exprimant lors de la remise du prix Charlemagne décerné à la chancelière allemande, Nicolas Sarkozy a confirmé son attachement à l’Europe, ainsi qu’à l’amitié franco-allemande.
Redonner confiance en l’Europe
Avec Angela Merkel, il reste conscient de la responsabilité qui est la leur, celle de conserver les liens qui unissent la France et l’Allemagne, et œuvrer pour continuer à faire avancer l’Europe, grâce à la cohésion de leur couple.
« Nous sommes un couple harmonieux », un couple qui se correspond, qui met en œuvre la politique nécessaire à remettre l’Europe en marche. Le traité simplifié est une étape, mais elle lance un autre chantier : le devoir de redonner confiance aux européens envers l’Europe. L’Europe ne doit pas être seulement celle des dirigeants et des élites, mais être aussi celle de tous les Européens.
Les Européens doivent se sentir concernés par elle, la soutenir, la revendiquer. Les élites ont pour mission de la faire comprendre, de la faire partager. L’Europe n’a pas été faite pour une minorité, mais pour tous. Et si tous se sentent concernés par elle, alors l’Europe avancera plus sereinement, et pourra plus facilement parler d’une seule voix. L’Europe a besoin de se renforcer, de s’entendre.
Amitié pour Angela Merkel
L’occasion a également été pour le président de la république de réaffirmer son amitié pour la chancelière. Ils ont de nombreux points communs, par le chemin parcouru autant que par les convictions. De la même génération, ils comprennent tous deux, de là d’où ils viennent, l’importance et la nécessité de liens solides pour une France et une Allemagne, mais surtout pour une Europe fortes.
Adoucissant l’atmosphère en s’essayant à un peu d’humour, il a voulu montrer qu’il admire son parcours autant que sa personne, et qu’ensemble ils ont déjà effectué un grand pas depuis mai 2007, en témoignent les 12 rencontres qu’ils ont eu depuis cette date.
Un travail en commun
La concrétisation de leur coopération ne se résume pas à leur œuvre commune, mais également au travail du premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker et du président de la commission européenne José Manuel Barroso.
Chaque dirigeant européen, à son niveau, contribue à donner cohérence et force à l’Union.
Les chefs d’Etat franco-allemands ont redonné du souffle à cette union quelque peu déboussolée suite à la constitution.
Une synergie s’est crée, une synergie à faire continuer et progresser.
C’est ensemble que l’Europe existe !
Luc Gérard











Commentaires
Je me demande si du coup je n'ai pas faire une erreur de jugement… Non, je plaisante. Je suis ravi que tu sois d'accord avec moi. Citer
de plus, l'axe paris-londres me parait assez hardue. d'une part il y a une sorte d'axe, par la proximité des idées politiques entre sarkozy et les travaillistes. et cela s'arrête là. il n'y a pas forcément de consensus concernant la politique européenne.
d'autre part, la grande bretagne s'est toujours tenue un peu à l'écart, ne participant à la construction européenne qu'à demi-mot. elle n'a pas d'intérêt dans la monnaie unique, pas plus que dans une supposée défense européenne. elle ne participe pas non plus vraiment à schengen ni à la pac… c'est une sorte de suisse un peu plus coopérante, mais sans plus. en aucun cas un moteur. les anglais sont bien trop influencés par l'Amérique, leur propre passé, leur puissance économique et leur statut insulaire ! Citer
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