La France est de retour en Europe
De mémoire d'Alsacien, depuis le général de Gaulle, certainement jamais un président de la République française en fonction n'avait parlé d'Europe avec autant de franchise et de liberté de ton.
De mémoire d'Alsacien, depuis le général de Gaulle, certainement jamais un président de la République française en fonction n'avait parlé d'Europe avec autant de franchise et de liberté de ton.
Maniant le verbe et le sens de l'humour bien plus qu'à l'accoutumée, Nicolas Sarkozy se rendait à Strasbourg "pour rendre des comptes" sur les engagements pris devant les Français durant la campagne et après le Conseil européen des 21 et 22 juin derniers.
Raillant la technocratie bruxelloise, les directives sans queue ni tête, les conseils des ministres européens où l'on discute beaucoup pour au final ne rien faire, ou pour dénoncer la confusion faite entre fins et moyens de l'Europe, le chef de l'Etat a tenu un discours de vérité.
Certes, certains diront que cela avait des allures de déjà vu ou de remake par rapport au meeting de l'alors candidat Sarkozy, le 21 février dernier. Mais, au demeurant, cela est-il dramatique ? Est-ce dramatique d'enfin voir un président élu tenir ses promesses ? Est-ce dramatique d'enfin voir un président élu ne pas faire volte-face sur ses convictions de candidat une fois le collier de grand maître de la Légion d'honneur autour du cou ?
Le 6 mai 2007, les Français ont élu Nicolas Sarkozy pour, qu'entre autres, l'Europe soit relancée. En réussissant la "synthèse du oui et du non", cela a été accompli. Et à ceux qui ne se satisfont pas du "compromis de Bruxelles" – MM. Prodi, Verhofstadt et Juncker en premier lieu –, le président de la République leur a indirectement répondu "que le traité ne marque pas un recul de l'esprit européen, mais qu'il témoigne au contraire d'un renouveau de l'esprit européen, du renouveau d'une volonté européenne, d'une volonté plus forte que les égoïsmes nationaux", bien que la partie fut musclée avec les Polonais notamment.
Insistant sur la nécessaire repolitisation de la thématique européenne, pour le chef de l'Etat, "la France est de retour en Europe". Parce que l'histoire et l'identité de la France et de l'Europe sont intrinsèquement liées. Parce que nous avons un devoir vis à vis de "ce que nous ont légué Monnet, Schuman et de Gaulle". Parce que "la pensée française est l'héritière de Kant, de Leibnitz et de Spinoza autant que de Montaigne, de Pascal ou de Descartes".
Et comme s'il avait quelque chose à se faire pardonner devant le public alsacien venu en masse – regardez où mon regard se porte –, où élus de tous bords politiques confondus ne se tenaient qu'à quelques mètres les uns les autres, Nicolas Sarkozy lâcha les mots que l'Alsace toute entière attendait depuis des années de tergiversation : Strasbourg, siège du Parlement européen, du Conseil de l'Europe et de la Cour européenne des droits de l'Homme est "la capitale parlementaire de l'Europe". Ovation de la salle.





Commentaires
Mais sur le fonds, nous sommes d'accord, une vraie vision de l'économie manque en France. C'est pas compliqué, dès qu'on parle d'Economie on en revient aux méchants patrons qui gagnent trop et qui délocalisent … à cause de l'Europe, et bla bla bla. Ce que vous pointiez du doigt en début d'après-midi. Citer
PS 1 : porquoi ecris-tu le mot "economie" avec un e majuscule ?
PS 2 : tu parles des "mechants patrons qui delocalisent"… Les excuses-tu… a cause de la "mondialisation" ? Perso, je n'arrive pas a leur trouver des excuses. Meme pas des circonstances attenuantes.
PS 3 : "Notamment parce qu'on a l'Allemagne qui nous a bouffé" : ceci est ce au'on appelle un raccourci.
PS 4 : "Premieres crispations a l'UMP" (titre du Monde du 6 juillet), qu'est-ce que ca t'inspire ? Merci d'avance pour la reponse.
PS 5 : Desole pour les erreurs de synthaxe et les oublis d'accentsd mais c'est pas de ma faute,,, Citer
"ceci est ce au'on appelle un raccourci" : desole pour la faute mais les claviers QWERTY il va falloir que je m'y fasse. Bref, vous aurez compris…
"Si tel était le cas le "bordel" ne tarderait pas à arriver, surtout à 25 et plus" : a 27, Morris, a vingt-sept. Vingt-cinq, c'etait l'annee derniere.
PS 1 : debats tres interessants en ce moment. Normal : on parle d'Europe. C'est-a-dire de notre avenir. Dommage que je n'ai point le temps de les suivre (ici, 10 minutes d'internet = 1 euro. desole)
PS 2 : Nicolas, je ne manquerai pas de t'ecrire une carte postzle d'ou tu sais. Et je te dis a bientot pour d'autres discussions sur Jump67.
"Penser que l'Euro ou l'EUrope est la cause de la faible croissance ou de la baisse du pouvoir d'achat dans notre Pays est une fausse piste" : mais je suis d'accord, mon cher Morris, entierement d'accord avec vous. C'est effectivement une fausse piste. No comment.
Je vous dis a la prochaine pour d'autres aventures… Citer
Je réponds à tes interrogations:
le PS1, pas fait exprès pour "E"conomie mais c'est l'hôpital qui se fout de la charité avec son qwerty!
le PS2, non c'est simplement que je pointe du doigt la simplification extrème du débat, mais ça n'est pas le sujet donc je n'ai pas développé.
le PS3, tout-à-fait si on prend la chose d'un point de vue global mais pas si on reste sur le sujet précis de l'outil machine dans lequel l'Allemagne a une avance incroyable et qui a racheté des sociétés françaises, mais peu importe.
le PS4 ça ne m'inspire rien, je m'en fous, et ne crois pas que ce soit tant le cas que ça, et même si c'est le cas, peu importe, ça n'est rien à coté de ce qui se passe au PC, Verts, PS, MODEM, MPF et encore moins FN. Il y a de la réorganisation partout, quoi de plus normal dans la France d'après. LOL
PS5, pour une fois que tu as une excuse tu en profites!
Maintenant le sujet.
Cette phrase de Charly concerne le discours prononcé à Strasbourg la semaine dernière (oui, parce qu'elle commence par "de mémoire d'alsacien"). Que Mitterrand ait été un européen convaincu n'écorchera la bouche de personne. Mais puisqu'on en est à se diagnostiquer des alzheimer, vous en êtes un autre, cher Macraptor. A l'époque de Mitterrand le pacte de stabilité et la discipline budgétaire n'existaient pas, l'Euro était encore un doux rêve qu'on appelait Ecu et enfin je ne suis pas sûr que ce soit du point de vue des finances publiques qu'on gardera le plus un souvenir imperrissable de Tonton. "100% partisan", Macraptor, est une estampille qui se distribue à beaucoup de monde, dont toi. Et ce n'est pas malheureux.
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Pfff démago ! Citer
Tu sais que je ne suis pas du genre a corriger les fautes de frappe des autres. Je regarde l'essentiel, les idees qui sont developpes. Pour le QWERTY, c'est vrai que je ne vais pas donner des lecons aux autres. C'est horriblement chiant d'ecrire avec un tel clavier. Ce n'etait pas pour te taquiner. J'ai pense que c'etait volontaire. C'etait une simple question. Bref, passons.
"100% partisan", Macraptor, est une estampille qui se distribue à beaucoup de monde, dont toi" : ce n'est pas faux. C'est normal. Humain, trop humain. Neanmoins, j'estime que parfois je suis tout de meme objectif. Et d'ailleurs, je reconnais volontiers que le President Sarkozy fait tout son possible pour relancer la construction europenne. Mais il y a des criteres budgetaires a respecter, on ne peut pas faire n'importe quoi.
"le PS4 ça ne m'inspire rien" : tu aurais egalement pu me repondre "c'est l'hopital qui se fout de la charite". Je n'ai pas beaucoup de temps, je n'ai pas reflechi.
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Simple question : l'ecu existe toujours de nos jours, non ? Il me semble que cet indice n'a pas encore disparu. A moins que je me trompe. Je ne suis pas alle verifier. J'ai bien dit indice, pas monnaie. Concernant Alzheimer, je te rappelle que concernant la mise en circulation de l'euro, Mitterrand y est pour beaucoup. Et ce fut une bonne idee, meme si les prix ont augmente (il n'y a plus de frais de change, ce qui est un avantage non negligeable). Mais le premier objectif est bien entendu de concurrencer le dollar. Alors, l'euro supplantera-t-il un jour le billet vert dans son role de premiere monnaie du monde ? Je l'espere.
"les quoi? Les socialistes? C'est qui?" : et bien ce sont les membres du PS, pardi ! Tu sais, la deuxieme force politique du pays… Ca ne te dis vraiment rien ? Mais si, voyons ! Tu sais, le poing et la rose… Le descendant de la SFIO… Tu sais, les trois fleches dans le cercle… Tu vois de qui je parle maintenant ? Je parle des principaux opposants de l'UMP. Mais si tu preferes que je disent les "sociaux-democrates", comme en Allemagne, ca me convient egalement (petit salut a Supersavoie et Sebastien, au passage). A moins que tu preferes parler des "travaillistes", comme au Royaume-Uni et en Israel (je sens que certains ne seront pas d'accord sur ce point). Citer
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