Sarkozy l'Européen
Un hall 20 du parc des expositions du Wacken rempli à rabord – 7 000 personnes – pour la venue de notre candidat, Nicolas Sarkozy, à Strasbourg, capitale de l'Europe. En reprenant les dires de Robert Grossmann, "nous n'avions jamais vu ça". Venu des quatres coins du grand est et mené par des centaines de jeunes, un public gonflé à bloc attendait le candidat de l'UMP au tournant : celui de l'Europe.
Cette Europe qui nous a tant fait rêvé, mais qui nous a également tant exaspéré. Cette Europe des Monnet et Schuman, mais aussi celle du "non" français et néerlandais. Cette Europe des grands projets qui contraste tant avec cette Europe léthargique actuelle.
Thème peu prisé dans la campagne, mais ô combien crucial pour nombre de nos concitoyens, Nicolas Sarkozy se devait de nous apporter réponses et éclaircissements. Ce qui est chose faite.
A cette Europe technocratique bruxelloise qui, jours après jours, nous éloigne de "l'idéal européen" des pères fondateurs, Nicolas Sarkozy lui a reproché de s'être "dépolitisée" ainsi que d'avoir tenu "le peuple à l'écart", en ayant préféré le dumping social et fiscal à l'intérêt des citoyens du Vieux continent.
A cette Europe qui réfléchit uniquement en terme de pertes et profits à coups de fermetures d'usines incontrôlées, Nicolas Sarkozy a martelé ne pas vouloir "d'une Europe sans usines et sans paysans".
A cette Europe qui fustige la France et les Pays-Bas depuis le printemps 2005, Nicolas Sarkozy lui a répondu que "ce n'est pas le non néerlandais et français à la Constitution européenne qui est responsable de la crise de l'Europe, c'est la crise de l'Europe qui est responsable du rejet de la Constitution." Et d'ajouter que "cette crise n'est pas conjoncturelle. Elle vient de loin."
A cette Europe qui se demande quand la construction européenne pourra repartir, Nicolas Sarkozy a promis qu'un "traité simplifié, de nature institutionnelle sera soumis dès l'été 2007 pour ratification au Parlement", reprenant toutes les mesures urgentes indispensables à la relance de la machine et qui n'ont pas fait discorde entre partisans du "oui" et du "non".
A Strasbourg, ville meurtrie qui, à travers les péripéties de l'histoire, aura tant souffert du manque d'Europe mais qui, depuis cinquante ans, s'enthousiasme dès que l'Union franchit un nouveau cap, le discours volontariste de Nicolas Sarkozy prend donc tout son sens.
Comme l'a rappelé notre candidat, Malraux disait que l'Europe sera volonté ou mort. Alors que certains de nos adversaires préféreraient en rester au statu quo, nous avons décidé de remettre la main à l'ouvrage pour que ce magnifique dessein qu'est l'union des peuples européens soit à nouveau une réalité.
Parce que la France a besoin de l'Europe. Parce que l'Europe a besoin de la France.













Commentaires
Cela remettrait-il en cause le principe de laïcité en France ? Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.