to view content.F. Keller, Maire
Le mercredi 22 novembre 2006, les Jeunes PoPulaires du Bas-Rhin ont eu l’immense plaisir de rencontrer Madame Fabienne KELLER, Maire de Strasbourg et Sénateur du Bas-Rhin. Ce fut là l’occasion d’aborder avec notre invitée divers aspects de la politique menée dans la capitale alsacienne.
Après une brève présentation par Jean Philippe VETTER des travaux entrepris depuis le mois de septembre, Madame KELLER a souhaité préciser certains aspects de la politique menée depuis cinq ans et demi par la municipalité.
Et le maire de se féliciter notamment des travaux engagés pour l’Europe, la culture (qui représente un quart du budget strasbourgeois), l’arrivée du TGV, la rénovation des écoles de la ville, et le travail mené dans les quartiers notamment quant à la sécurité.
Notre responsable départemental a tenu à remercier Fabienne KELLER pour son engagement pour les jeunes. Elle figure en effet parmi les rares élus qui ont de manière régulière un mot d’encouragement ou de remerciement pour les jeunes qui ont le mérite de s’engager au quotidien. Le soutien apporté à Frédérique LOUTREL dans la course aux élections législatives dans la 1ere circonscription est à cet égard on ne peut plus significatif.
Madame KELLER en a profité pour rappeler son engouement pour le travail sur le terrain et l’importance de l’écoute de ses concitoyens au quotidien pour être à même de résoudre leurs problèmes.
Les Jeunes PoPulaires ont ensuite pris la parole pour interroger Fabienne KELLER sur certains des sujets importants de la politique menée dans la ville de Strasbourg.
Concernant le coût des nombreux travaux engagés à Strasbourg, et notamment les chantiers de la gare et du tramway, les Jeunes PoPulaires ont souhaité comprendre comment la municipalité pouvait ne pas augmenter les impôts à Strasbourg. Autrement dit, la ville s’endette elle ?
Le maire a apporté une réponse en trois temps.
- Elle a tout d’abord tenu à rassurer les Strasbourgeois : la ville de Strasbourg ne s’endette pas, contrairement aux bruits que certains font courir, et ce malgré des investissements absolument « historiques » en cours (le tramway, le TGV mais aussi la grande bibliothèque ou le Zénith). La ville comme la CUS présentent un taux d’endettement bien inférieur à la moyenne nationale des autres villes.
- La municipalité s’est imposée une gestion sérieuse, et même sévère du personnel. L’augmentation du nombre d’agents a été limitée et les autorités municipales misent avant tout sur la motivation du personnel en place. Par ailleurs, le nombre d’apprentis a été triplé.
- La dette, dans la faible proportion qu’elle représente, est utilisée comme un outil. Ainsi, de nombreux espoirs sont fondés sur l’arrivée très prochaine du TGV. Les dépenses engagées en parallèle constituent donc des investissements sur l’avenir. La dette est utilisée comme un instrument au service d’un cercle vertueux : c’est un outil d’anticipation et de dynamisation.
Le second thème abordé fut celui des chantiers entrepris, et principalement celui du tram, qui soulève parfois des mécontentements.
Madame KELLER a tenu a souligné que les préoccupations des strasbourgeois en la matière étaient bien souvent « jetables » : les nombreux avantages qui résulteront de ces travaux sont pour l’instant ignorés ou négligés par les strasbourgeois.
Les travaux touchent par ailleurs à leur fin, les travaux de voirie dans le quartier du Neudorf touchant par exemple à leur fin du mois de décembre prochain. Tout cela conduira à rompre l’éloignement qui peut aujourd’hui exister entre le centre ville et certains quartiers.
Enfin, il faut souligner que les travaux ont été totalement arrêtés pendant 15 mois du seul fait des recours introduits par certaines associations hostiles à ce chantier. Sans cette interruption, les travaux seraient aujourd’hui déjà achevés !
Les Jeunes PoPulaires ont ensuite voulu interroger Fabienne KELLER sur les rapports, que l’opposition dépeint souvent comme très mauvais, qu’elle entretient avec le Président de la CUS, Monsieur Robert GROSSMANN.
L’enthousiaste maire de Strasbourg a tout d’abord souhaité dénoncer cette idée fallacieuse que tente de faire passer l’opposition municipale.
Ceux que l’on appelle couramment « le tandem » entretiennent en réalité d’excellentes relations. Il faut souligner que Fabienne KELLER et Robert GROSSMANN ont chacun les mêmes prérogatives : le second est maire délégué tandis que la première a les mêmes pouvoirs que le Président de la CUS.
Cette étroite collaboration fait que les décisions importantes sont adoptées par deux personnes au moins. Si notre invitée avoue que leurs discussions sont souvent animées, cette organisation particulièrement originale et habituelle dénote d’une réelle confiance et d’une belle complémentarité.
La suite de cette rencontre a donné lieu à la désormais traditionnelle séance de questions-réponses entre les participants à la réunion.
La question fut bien évidemment soulevée de la place de la capitale alsacienne en Europe, notamment concernant les institutions de l’Union européenne. Les parlementaires dénoncent souvent les problèmes de coût ou de transport liés à la tenue de séances à Strasbourg.
Fabienne KELLER a tenu à rappeler que les « disputes » entre les trois villes concernant le siège des différentes institutions datent de la création de la CECA en 1950. Le seul siège du Parlement est la ville de Strasbourg, qui a une mission historique comme en atteste aussi la présence du siège du Conseil de l’Europe. A l’inverse, Bruxelles apparaît bien souvent comme le siège de la technocratie et a l’image d’une Europe « dont personne ne veut ».
L’Union européenne a, de ce fait, pris divers engagements quant aux frais de déplacement et aux rémunérations allouées aux parlementaires. Une rationalisation de leur activité semble par ailleurs s’imposer.
Sur la question des quartiers difficiles, cette discussion fut l’occasion de faire le bilan plus que positif des avancées.
La politique menée par la municipalité depuis sa prise de fonction est basée sur l’intégration des populations dans les projets engagés. C’est dans cette optique qu’ont été formés seize conseils de quartiers, qui sont des bureaux composés de 5 à 13 personnes très impliquées dans la vie de leur quartier.
Et Madame le maire de citer de multiples exemples d’actions engagées, comme la résidentialisation dans le quartier de la Meinau ou les nombreux chantiers engagés dans le quartier du Neuhof (les démolitions de logements insalubres, les reconstructions des maisons « CUS Habitat », la construction d’une cantine scolaire,…).
Le tramway va qui plus est contribuer à la nécessité de désenclavement des quartiers les plus éloignés et le classement en zones franches de Hautepierre et du Neuhof va, lui, contribuer à la création de nouveaux emplois.
D’autres sujets ont encore été abordés, comme les rapports avec la ville voisine de Kehl et le rôle de l’Eurodistrict, le problème de la circulation automobile et du Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO) qui suppose un vrai consensus, l’écologie (et notamment la taxe Emmaüs pour laquelle Fabienne KELLER a beaucoup œuvré) ou encore le problème de l’affichage sauvage sévèrement réprimé par la municipalité.
Cette rencontre fut une nouvelle fois une réussite et il faut reconnaître que le succès croissant que rencontrent nos débats est de bon augure à quelques mois des élections. Le message est des plus clairs : les Jeunes PoPulaires du Bas-Rhin sont pleinement engagés dans le mouvement et sauront assumer leur rôle le moment venu.











Commentaires
Ceux qui l’ont viré du gouvernement à cause du Non à la Constitution doivent bien le regretter, vu le mec qui le remplace. Michel au quai d’Orsay ! Douste en Midi Pyrénées !
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