to view content.Séjour en terre alsacienne
Le président de la République entame en ce moment une visite de deux jours en Alsace.
Aujourd'hui, jeudi, il se trouvera successivement à Mulhouse sur le campus de La Fonderie pour discuter avec les étudiants de la réforme des universités, puis à Colmar pour visiter l'un des sites français du géant suisse Liebherr et enfin à Strasbourg afin de rencontrer les scientifiques de l'IRCAD où il s'entretiendra notamment avec le prix Nobel de chimie alsacien Jean-Marie Lehn.
Le clou de cette visite sera bien entendu, demain, vendredi, la tenue d'un Conseil des ministres décentralisé en la préfecture de Strasbourg. Nicolas Sarkozy remet ici au goût du jour une pratique que Valéry Giscard d'Estaing expérimenta à trois reprises à Lyon en 1974, Evry en 1975 et Lille en 1976. Même si ce genre de déplacements rencontre des coûts logistique et humain importants – ce qui fut la raison pour laquelle Valéry Giscard d'Estaing les stoppa –, ils n'en sont pas moins symboliques. La France n'est plus l'Etat jacobain et ultra-centralisé qu'il était où Paris était la France et la France était Paris, mais la France c'est aussi ses régions et ses territoires, sans exclusive. Et en ce sens, l'Alsace, région au plein coeur de la mégalopole européenne, et Strasbourg, capitale de l'Europe, méritent une attention toute particulière.
Pour l'ensemble du gouvernement, il s'agira de discuter et rencontrer les élus locaux pour qu'un certain nombre de projets essentiels au développement de la région puissent rapidement avancer. Il sera sans nul doute question de la deuxième phase du TGV-Est afin que le raccordement entre Baudrecourt et Strasbourg soit au plus vite réalisé. Un autre grand sujet qui sera également et très certainement discuté est le grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg. Ce dossier épineux et récurrent est une absolue priorité dans le but de réguler et faire respirer l'ensemble du flux routier aux abords de la capitale alsacienne, mais aussi pour la préservation de la qualité de l'air et de notre environnement.
En tout cas, réjouissons-nous de ce grand déplacement de l'exécutif sur nos terres. Il semblerait même que pour nos ministres, le TGV pour ralier Paris et Strasbourg soit de mise, même si la plupart, pour être à l'heure à l'ouverture de la Coupe du monde de rugby, repartiront en... avion !












Commentaires
N'oubliez pas vous les Alsaciens d'etre aimable et d'avoir le sourire, ca ne coute rien! Citer
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