Politique nationale
Réforme des retraites : l’enjeu de l’année
Aujourd’hui, une retraite sur dix n’est pas financée. Voilà le seul chiffre que j’indiquerai dans ces quelques lignes consacrées à ce dont tout le monde savait depuis 2003 que ce serait la réforme la plus importante que le Gouvernement en fonction, quelque soit ses orientations politiques, aurait à entreprendre en 2010. La presse en fournit assez chaque jour pour ne pas en ajouter ici.
Les positions défendues sont diverses, mais au moins l’objectif est il visiblement communément admis, et pour cause : il nous faut aujourd’hui déterminer les moyens qui nous permettront demain de sauver (car il y a danger) et pérenniser (car ce danger concerne d’avantage encore les futures générations) notre système de retraite.
Les Français, otages des syndicats SUD-Rail et CGT
Encore une fois ! Tel est bien le mot d’ordre actuel en cette période – si coutumière – de grèves à la SNCF… Malheureusement de telles grèves semblent devenir habituelles dans le paysage français. Conséquences déplorables pour l’image d’un pays déjà en perte de vitesse ! A l’heure où il apparait précieux d’encourager les investissements pour favoriser une relance économique et l’essor du marché de l’emploi, certains syndicats comme SUD-Rail et la CGT ont décidé – comme à l’accoutumée – de jouer les parasites en prenant en otage les trains, et avec eux une majorité de Français – plus que lassés de ces comportements.
La Flat Tax

Je vous propose de continuer la réflexion économie que j'avais initié dans mon article Création d'une Contribution de Solidarité Active ? pour aborder à nouveau la complexité du système d'imposition français. Je vous avais alors rappelé que 51,5% des contribuables ne paient pas d'impôt sur le revenu (IR) et avais proposé la mise en place d'une forme d'Alternate Minimum Tax. Poursuivant mon travail sur les délires de notre fiscalité, je souhaiterais présenter deux petits concepts qui feraient du bien aux valeurs d'une droite décomplexée. (Osons rêver l'avenir !) J'évoquerai ici des pratiques économiques vécues sous d'autres cieux qui en apprécient tous les bienfaits. Flat tax peut se traduire pas impôt à taux unique : D.U. est l'abréviation de Dividende Universel.
L'impôt proportionnel s'oppose à l'idée d'impôt progressif. Ce dernier, très pratiqué chez nous, conduit à exonérer une partie des citoyens de tel ou tel impôt et à minorer/majorer la part d'impôt d'autres "catégories". Quand on me parle de 'catégories' de citoyens, j'aurais tout simplement envie d'appeler la HALDE si je croyais en cette institution...
En effet nous ne sommes ni citoyens à moitié ni citoyens à part. Citoyen -pour nous, membre de la société française- nous le sommes par la naissance ou pouvons le devenir par la naturalisation. (une sorte d'adoption, en somme) Il serait donc juste que, sans discrimination et conformément au modèle grec dont nous sommes les héritiers, les citoyens participent également à l'entretien de leur nation. Cette première idée conduit à proposer l'impôt à taux unique comme cela se pratique déjà pour la TVA. Elle valorise considérablement le travail. Par ailleurs, elle offre deux avantages secondaires.
Aujourd'hui, il est difficile de déterminer qui bénéficie de quoi puisque les aides sont cachés, entre autre, au moyen de la fiscalisation progressive. On voit bien que progressive ne veut pas dire progressiste tant ce mode de fonctionnement s'oppose à la transparence que tout citoyen est en droit de réclamer à l'Etat.
De l'autre côté de l'étalon, les niches fiscales sont devenues un casse-tête pour Bercy comme pour les juristes. Les exemptions sont très nombreuses et, là aussi, la lisibilité devient quasi-nulle tant la combinaison de ses privilèges est complexe ! L'impôt à taux unique tuerait simplement dans l'œuf ses problématiques. Le cas échéant, elle pourrait bénéficier d'aide moins déguisées...
Mais un tel impôt créerait des situations d'injustice, spécialement à l'égard de la famille. Celle-ci reste la cellule de base de société saine. A l'heure ou nous luttons contre les adeptes de la décroissance, il faut bien prendre conscience de la nécessité d'une croissance démographique contrôlée mais surtout supérieure à ce qu'elle est actuellement. Donc mettre en place des éléments politiques favorisant la famille et la natalité, notamment des mesures économiques. Cependant il ne faut pas retomber dans le travers de la défiscalisation où des aides illisibles. Face à cet écueil, la solution est le Dividende Universel.
Il est d'abord un dividende c'est-à-dire la répartition de la richesse créée. Il est universel car pratiqué au niveau d'un pays, il consiste à répartir également une partie de la création nationale de richesse entre tous au motif que tous sont citoyens et de façons diverses y ont contribué. Il participe ainsi à l'identité nationale, à l'idée d'une croissance nécessaire pour le bien-être de tous, à la justice sociale et à la refonte de notre système d'assistanat.
L'identité nationale c'est prendre conscience qu'une nation n'est pas la même que sa voisine et découvrir les spécificités de la notre. C'est aussi prendre conscience que ne pas être citoyen ce n'est pas la même chose que de l'être. Les éléments contribuant à marquer cette frontière aident donc à forer une identité. En ces temps où les frontières ne sont plus très claires, l'argent serait certainement un outil très efficace pour remettre caque chose à sa juste place.
La création d'un D.U. s'est aussi combattre la diabolisation dont est souvent victime l'économie. En effet s'est faire entrer les bienfaits des dividendes dans chaque foyer de France. C'est donc favoriser la culture de l'investissement, du travail et du résultat parmi nos concitoyens.
Le D.U. Est également un facteur de justice social puisque, sans discriminer personne, il est évident qu'il sera plus utile à ceux qui sont dans des situations financières périlleuses. Surtout il favorise les familles puisque, bénéficiant du DU à proportion des 2 parents et du nombre d'enfants, il vient contre-balancer l'aspect négatif qu'aurait eu une flat tax. Politiquement, il nous permet tout simplement d'envisager que notre électorat soit d'accord avec cette première réforme !
Enfin il permet la refonte de notre système d'assistanat. Et même, j'ose l'affirmer, de faire des économies ! Cette structure fiscal simple et sans dossier requière peu de fonctionnaires pour être mise en œuvre. En revanche, elle permet de se passer de personnels au niveau de la gestion du RSA -qui serait réformé-, des allocations familiales -qui pour leur majeure partie n'auraient plus lieu d'être- etc. pour tant d'autres allocations dont l'illisibilité est patente. Des gains administratifs et moins de fraudes !
Le couple Flat tax - D.U. est donc l'outil idéal pour une réforme économique en profondeur de notre pays. Réforme qui porterait tant des effets pratiques appréciables que des valeurs de droite. Arrêtons de nous tirer des balles dans le pied avec une taxe carbonne qui ne serait qu'un nouvel impôt boulet pour nos entreprises et concitoyens. Assumons les valeurs sur lesquels nous avons été élus et réformons !
Les moyens d'une économie numérique.
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Non possumus
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" La particularité de la France, comme d'autres pays, c'est d'être une démocratie et d'être une démocratie laïque. Qu'est-ce que c'est la laïcité ? Ce n'est pas du tout la négation des religions. C'est le fait que chacun puisse exercer son culte, s'il le souhaite, dans le respect de celui de l'autre. Et moi, personnellement, comme beaucoup et beaucoup de français, parce que c'est ce qui a fait le creuset de notre pays, je suis évidemment très respectueux du fait que chacun appartienne à une communauté religieuse, associative, politique mais à une condition c'est que les règles de la communauté soient subordonnées, subordonnées, aux règles de la République ; pas égales aux règles de la République : subordonnées aux règles de la République [...] "
Jean-François COPE, émission Salut les terriens ! du 09/01/2010, http://www.canalplus.fr/pid2208.htm |















