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Mar
21

Aidons moins, mais aidons mieux !

Les journaux télévisés nous l’assènent à longueur d’antenne : la crise est là, et à en croire les paroles de certains présentateurs, les emplois des 25 millions de français actifs seraient dangereusement en sursis.

Il serait déprimant de compter le nombre de fois que, d’un air grave, un présentateur prononce le mot de “crise”, ce mot qui fait si froid dans le dos.

 

 

 

 

Mme Ferrari et M. Pujadas n’ont, certes, pas le temps de traiter la crise dans toute sa complexité - et qui peut bien d’ailleurs le prétendre ? Alors essayons de faire le bilan de la façon dont les médias, tout particulièrement la télévision, traitent de la crise que nous traversons.

 

 

 

 

 

Les chiffres du chômage ne sont pas bons, ceux de la croissance encore moins, et l’INSEE ne prévoit guère d’amélioration avant 2010. Mais il semble qu’au lieu de brasser de l’air en nous assénant des reportages chaque fois plus larmoyants, la moindre des choses, ce que les médias ne font jamais, serait de discerner quelles personnes sont réellement touchées par la crise.

 

Aussi, un constat s’impose : les licenciements touchent tout particulièrement le secteur de l’industrie, car la crise est mondiale, au détriment de nos exportations.

 

C’est auprès de ces personnes que la solidarité nationale doit être la plus présente.

 

Malheureusement, il semble que notre société, bercée par les douces paroles de nos médias, est autiste face à la véritable souffrance que peut occasionner cette crise. Nous en oublions les véritables victimes. Cela est regrettable, car il est légitime que ces personnes, qui nécessitent véritablement l’aide de l’Etat, revendiquent d’être traitées de façon plus juste.

 

Le refus du Président de la République de ré-ouvrir un sommet social répond donc d’une bonne logique, et il semble que l’on puisse résumer l’action du gouvernement à : aidons moins, mais aidons mieux. La revalorisation de l’indemnisation chômage partiel, la prime exceptionnelle pour tous les chômeurs pouvant justifier de 2 à 4 mois de travail, étaient autant de mesures nécessaires car elles s’adressaient aux personnes qui, au jour d’aujourd’hui, souffrent de s’être fait licencier.

 

 

Au contraire, le Parti socialiste aime à ressortir son vieux grimoire poussiéreux que l’on pourrait intituler “La relance socialiste, ou De l’inefficacité en économie”. La prime de 500€ que Martine Aubry souhaiterait allouer aux bas salaires, aux petites retraites, aux minima sociaux... est une erreur car au-delà de son inefficacité sur le long terme, elle est la négation même de la souffrance de certaines personnes.

Écrit par Maxime Redon. Posted in Politique nationale

Commentaires  

 
#1 Jean-Bertrand 2009-03-25 18:18 La crise, la crise… C'est vrai que si on écoute ce ramassis de sales gauchos de m**** de journalistes, on peut tout de suite se tirer une balle! Heureusement, contrairement à ce que vous écrivez, ce mot ne fait pas peur - grâce à François Fillon mais surtout à Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy, qui, en bon père de la Nation, dans un effort de pédagogie, n'hésite pas à se rendre en jet dans des contrées peuplées de rustres ouvriers (comme hier dans l'Aisne).

Nicolas Sarkozy, qui multiplie les mesures audacieuses destinées à booster le pouvoir d'achat des Français, comme par exemple le bouclier fiscal, la baisse du prix du gaz le 1er avril…

Nicolas Sarkozy qui, fidèle à ses promesses, va maîtriser les dépenses en coupant les branches mortes : santé, éducation. Bande de fainéants payés grassement sur le dos du contribuable! Je vais te privatiser tout ça vite fait, oui!

Nicolas Sarkozy, qui n'hésite pas à défier les puissants en leur disant que toucher des golden parachutes alors qu'il y a plein de gens qui se font licencier, eh ben c'est pas bien. Quelle audace! Quel homme! Mais qui oserait aller si loin?

Que l'on s'abstienne donc d'écouter ces oiseaux de mauvaise augure : de toute façon, en 2012, Nicolas Sarkozy sera triomphalement réélu car il aura sorti la France de la crise.
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#2 Fabrice 2009-03-25 18:38 Sérieux, Jean-Bertrand, tu penses vraiment ce que tu as écrit???
Je suis désolé mais je n'ai pas pu m'empêcher de rire. Ah, ça fait du bien de rigoler un peu par ces temps difficile.

Juste quelques points pour que vous redescendiez sur terre : si Nicolas Sarkozy a été élu, c'est grâce aux média que vous critiquez aujourd'hui et qui ont fait campagne pour lui depuis 2002.

Je comprends que les chiffres et les informations annoncés dans les JT vous attristent et vous énervent : ils marquent l'échec de Sarkozy et de sa politique.

Concernant les mesures prises, les Américains (pourtant le modèle de Nicolas Ier) ont fourni un effort beaucoup plus important que le gouvernement du triste Fillon. Des mesures sociales, en plus…

Non, mais je crois que si ce n'est pas encore fait en France, c'est peut-être parce que notre bon roi de la Rollex, Nicolas Ier, n'a pas encore pu en parler avec OBama puisque ce dernier a décidé de l'éviter.

Je m'arrête là. Par contre, Jean-Bertrand, toi tu ne te relâches surtout pas, hein, t'es trop marrant comme type!
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#3 François F 2009-03-26 00:08 Multi-citer Fabrice:
Juste quelques points pour que vous redescendiez sur terre : si Nicolas Sarkozy a été élu, c'est grâce aux média que vous critiquez aujourd'hui et qui ont fait campagne pour lui depuis 2002.

Avec plus de 90% des journalistes se disant de sensibilité de gauche je vois mal lesquels…
Sachant que pour la plupart des Français le "journaliste" le mieux compris est notre ami marionnette PPD, et que son rédacteur en chef était Gacio (http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/segolene-royal-et-bruno-gaccio-tout-le-temps-ensemble-252688#) j'ai du mal à créditer ta thèse…
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