Congrès de Versailles : Un Président à la hauteur des enjeux

La révision constitutionnelle de l'an dernier a permis de mettre fin à un système peu clair et hypocrite : un système dans lequel le Président de la République ne pouvait s'exprimer directement devant le Parlement. Aujourd'hui – et pour la première fois depuis 1875 – Nicolas Sarkozy a dévoilé ses ambitions pour la France, devant Députés et Sénateurs, réunis pour cet évènement historique à Versailles.
Le ton est clair : le cap des réformes doit être maintenu. Pourquoi ? Parce que notre pays en a grand besoin. Ce n'est pas seulement la crise actuelle qui l'impose : cela fait des années que la France semble s'endormir dans bien des domaines. Pourtant, notre société évolue sur des plans divers, et voit naître de nouvelles problématiques. L'évolution sociologique et démographique impose, par exemple, de réformer les régimes de retraites et soulève des questions légitimes, comme celle de l'âge de départ à la retraite.
L'évolution due aux nouvelles technologies fait, elle aussi, naître de nouvelles questions, comme l'a montré le débat sur la loi Hadopi. Plus important encore, une prise de conscience écologique doit transcender les domaines : le développement durable, et les préoccupations environnementales doivent être pris en compte par les politiques et appliqués par les citoyens. C’est tout le sens du Grenelle de l’Environnement.
Face à toutes ces questions d'avenir, il est essentiel de s'interroger et d'adopter les meilleures solutions : des solutions non seulement efficaces mais également pérennes. Encore faut-il, comme l’a souligné Nicolas Sarkozy, « avoir le courage de changer ». Le ton employé lors de ce discours fût déterminé, clair et très volontaire : le Président a rappelé la nécessité d'aboutir à davantage d'équité et, quoi qu’on en dise, de justice sociale.
Ce changement passe par des réformes d'envergures. Et ce mouvement, amorcé voilà deux ans, va se poursuivre. Le système scolaire, médical, judiciaire, de même que nos collectivités territoriales doivent être réformées.
Mais loin de l’emballement sans limite décrié avant l’heure par certains, ce discours est resté réaliste et honnête : il nous faudra tout en lançant ces réformes apporter une réponse au déficit de la France. A ce titre, Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement d'un grand emprunt national, a confirmé la suppression de la taxe professionnelle, s'est engagé à ne pas augmenter les impôts. Il a, en outre, affiché sa volonté de taxer la pollution, sujet trop souvent repoussé à plus tard et qu'il considère à juste titre comme un « enjeu immense, écologique; véritable enjeu pour l'emploi ».

Le Président, le Gouvernement- dont le remaniement est annoncé pour mercredi – ainsi que les députés de la majorité semblent avoir pris conscience des enjeux en présence. Il n'est plus possible d'attendre, et de courir le risque de sacrifier les générations futures. Comme la dit Nicolas Sarkozy, la responsabilité des dirigeants politiques dans nos lacunes - qui se sont souvent satisfaits d'une position d'inertie - est autant de droite que de gauche. Mais maintenant les choses doivent changer, et c’est bien le mouvement qui est insufflé depuis le 6 mai 2007, quitte à froisser les plus conservateurs.
Nous regretterons que tous n’avancent pas dans la même direction : les Verts et les élus communistes ont refusé d'assister au Congrès ; les socialistes ont, quant à eux, jugé bon de ne pas assister au débat qui a suivi le discours présidentiel. Cette attitude est certes puérile, mais, au fond, peu surprenante : cette partie de l’hémicycle se limite perpétuellement à une opposition formelle et de principe à chaque réforme proposée; qui, n'a d'autre solutions que de fuir ses responsabilités en sortant des hémicycles à chaque désaccord.
La politique repose avant tout sur une relation de confiance, mais comment celle-ci peut elle exister avec des responsables politiques qui ne regardent qu'en arrière, sans vision concrète de l'avenir ?
Face à une opposition silencieuse, cantonnée à sa mauvaise foi, la majorité présidentielle semble actuellement être le seul parti à la hauteur, le seul capable de tenir le cap pour permettre à notre pays de retrouver toute sa grandeur.
Deux ans et demi de réformes nous précèdent, il nous en reste tout autant à mener. Tant pis pour ceux qui préfèrent traîner des pieds !













Commentaires
Superbe article Esla. Citer
Sur le fond, personne ne le contestera : oui, les Français plébiscitent totalement les mesures phares de ces deux ans et demi. Bouclier fiscal, loi Hadopi, heures supplémentaires détaxées, embauche de Carla Bruni, suppressions massives de postes de fonctionnaires, fermetures de tribunaux de proximité, explosion volontaire du nombre de suicides dans les prisons, retour dans l’OTAN… Le déficit, lui, a tout simplement disparu ! Autant de mesures que les Français réclamaient à cors et à cris depuis des décennies. Enfin ils les ont, mais comme vous le faites remarquer, il y aura toujours des râleurs !
Evidemment, le Grenelle de l’Environnement n’est pas le moindre de ces succès, mais nous devons le pérenniser : ainsi, vingt éoliennes seront construites dans les cinq prochaines années, tandis que le malus pour les grosses voitures polluantes passera de 500 à 700 euros. Un film de Yann Arthus-Bertrand sera diffusé chaque semaine sur France2 (sans publicité entre 20 et 22h, grâce à Nicolas Sarkozy). L’Elysée va acheter des ampoules basse consommation et du papier recyclé. Quant aux Rolex et talonnettes de Nicolas Sarkozy, l’intendance ne transigera plus : elles devront désormais être fabriquées en matières 100% recyclables. Du jamais vu ! Si l’environnement ne va pas mieux avec des mesures aussi ambitieuses, c’est qu’il est lui aussi de mauvaise foi !
Pour le reste, il ne fait d’ores et déjà aucun doute que les mesures qui permettront la réélection de Nicolas Sarkozy seront grandioses. Vous le dites très bien avec vos mots à vous : il faut démanteler d’urgence tous les services publics, qui coûtent trop cher et ne servent qu’à engraisser des fainéants gauchistes - y compris et surtout l’Education nationale, à privatiser illico, comme l’a théorisé Emmanuelle Mignon, l’une des plus proches collaboratrices de Nicolas Sarkozy !
Il faut généraliser les franchises médicales, y compris pour les maladies graves comme le cancer, comme Nicolas Sarkozy vient justement de le préconiser ! Ainsi, les Français les plus pauvres ne pourront plus se soigner, mais tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à appartenir au minimum à la classe moyenne, comme tout le monde. C’est pas quelques prolos avec leurs états d’âmes qui vont nous empêcher de soutenir les assureurs et les mutuelles (dont celle présidée par Guillaume Sarkozy) !
Et puis Nicolas Sarkozy a eu raison de le rappeler lors du Congrès : la situation actuelle en France, c’est tout à cause des autres avant lui ! Car je le rappelle à ceux qui l’auraient oublié : Nicolas Sarkozy n’a jamais été responsable de quoi que ce soit avant 2007, même s’il a tenu les cordons de la bourse à Bercy dès 1993. Mais bon, on ne le laissait pas s’exprimer, alors que lui, il avait déjà toutes les idées pour que la France "retrouve sa grandeur", comme vous dites. Quel gâchis, quel temps perdu !
Vous regrettez enfin que "tous n’avancent pas dans la même direction", ma chère Elsa Schalck, qui semblez décidemment pleine de foi en la démocratie. Et comme je vous comprends : depuis mai 2007, il est insoutenable d’entendre le moindre avis divergent de celui de Nicolas Sarkozy, car c’est l’Homme providentiel que la France attendait et nous devons tous le soutenir quelles que soient les circonstances. Mais pourquoi y a-t-il encore des partis d’opposition ? Scandaleux ! Il faut les interdire car ils disent du mal de Nicolas Sarkozy et ne sont pas d’accord avec lui ! Qu’on se le dise, c’est ça la nouvelle donne démocratique en France ! Citer
Effectivement, Elsa SCHALCK a sans doute un avenir en politique, mais rassurez-vous, vous aussi!
En effet, je vous lis, et très franchement, vous meler de manière très savante les critiques inefficaces et insensées qui ont mené le PS à la déroute du 7 juin 2009 (et quelques autres avant) et les arguments de haute volée, des "talonettes" à Carla Bruni en passant par l'"explosion volontaire des suicides dans les prisons", qui feraient de vous un parfait compagnon de route pour la traversée du désert de François Bayrou…
Très franchement, où dans cet article (et même dans la première moitié du mandat de Nicolas Sarkozy)avez vous entendu parlé de non remboursement des médicaments contre le cancer (songez donc au plan Cancer lancé par Chirac et poursuivi depuis 2007)? Songez à la "réussite" du meeting socialiste pour la défense des libertés publiques… Songez donc au plan climat décidé unanimement pendant la Présidence française de l'UE…
Vous ne grandissez pas le débat…Jump67.com est un site de débat, vous me permettrez donc de dire que ce genre de commentaires n'apporte pas grand chose… Citer
Arrete de souler et va faire joujou avec ton PS qui lui, c est sur, de part ses propositions apporte beaucoup aux débats.
Quand tu auras accompli ne seresse qu'un quart des démarches entreprises par Elsa on en reparlera.
Va jouer ailleurs, ici c est la cour des grands. Citer
Enfin ! voilà l'UMP qui a comme axe majeur de son programme le refus de la Turquie dans l'UE, qui veut lui dire non, et la première chose qu'on fait, même pas vingt jours plus tard, on nomme un ministre atlentiste en FAVEUR de la Turquie dans l'UE !
C'est incroyable, ce double discours…
Voyez-vous, quand je vis que l'UMP revenait à la charge, alors que le PPE avait sciemment ouvert de nouveaux chapitres de discution avec la Turquie, je me suis dit "ils se moquent de moi là ?" Mais sincèrement je ne pensais vraiment pas être si vite conforté dans mes projections.
Au moins je vois qu'Elsa dans son article se rend compte que l'UMP choque les conservateurs.
Enfin bon, j'avais voté Sarkozy pour qu'il liquide l'héritage de mai 68 : il l'a entériné. (Merci a lui d'avoir fait revenir le rouquin sur le devant de la scène pour affaiblir encore un peu le PS)
J'avais voté Sarkozy pour qu'il nettoie la banlieue au kärcher : finalement il donne l'odre à la police d'attendre, de ne plus poursuivre lors de rodéo, et peu à peu la République perd des territoires.
(long soupir) Citer
Il est temps et grand temps d'organiser la résistance à droite et dans les formations républicaines. Citer
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