Création d'une Contribution de Solidarité Active ?
|
|
|
De fait tout citoyen est imposable. En effet, au moins 58% des recettes fiscales de l'Etat proviennent d'impôts indirects payés par tous : 52% de TVA, 6% de taxe écologique avec la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers et bientôt davantage avec la Taxe carbonne. Mais il faut bien constater que la dimension indirecte déconnecte chez nombre de nos concitoyens la relation entre un devoir accompli (un impôt effectivement versé) et les droits qui y sont assortis à l'égard des biens communs et des fonctionnaires ; droits qui se prolongent naturellement dans un respect et une exigence grandis pour ces personnes et ces objets.
Malheureusement force est de constater que cet accroissement de respect et d'exigence n'est pas au rendez-vous. Pour moi cela est clairement du à la dimension indirecte. Nous voyons bien chaque année les efforts que déploient les contribuables directs (citoyens ou sociétés) pour réduire leur imposition et à quelle point la plupart exprime une souffrance à l'heure de faire leur chèque. Je vois donc dans cet acte un élément rituel utile à une vraie prise de conscience des droits et devoirs qui ressortent du paiement de l'impôt. Mais seule une part des contribuables (16 millions sur 33) acquitte l'impôt sur le revenu. C'est donc la majorité des français qui est comme "handicapée" dans sa conscience de la relation à l'Etat. Comment résoudre cette difficulté ?
C'est au Etats-Unis que l'on peut trouver une piste intéressante de résolution. Afin d'éviter que l'impôt ne soit abusivement éludé, les contribuables dont l'impôt payé est trop faible par rapport à leurs revenus peuvent être soumis à un système de calcul dit Alternate Minimum Tax (AMT), consistant en un taux unique. Sans en arriver à cette espèce de bouclier fiscal de l'Etat contre le citoyen, ne pourrait-on proposer une Contribution de Solidarité Active ? Dans ce cadre, le premier pallier d'imposition pourrait être fixé, dès 0€ de revenus, à 5,5% puis les palliers se poursuivraient selon le système actuel.
L'exigence d'équité sociale nous poussera sans doute à compenser cette baisse du pouvoir d'achat par une augmentation proportionnée d'allocations (ou la création d'un Dividende Universel ?). L'Etat verrait s'équilibrer hausse des recettes et dépenses directes mais les citoyens grandiraient en conscience. Cette prise de conscience de la relation impôts - investissements publics provoquant, par exemple, un plus grand respect des infrastructures, notre société pourrait faire l'économie d'un certain nombre de dégradations. Ou encore les parents, bien plus au fait du lien entre leur argent et l'éducation de leurs enfants, seraient davantage responsabilisés à l'égard de celle-ci à l'heure où de plus en plus la néglige.













Commentaires
La meilleure solution serait de mettre en œuvre un impôt à taux unique accompagné d'une allocation universelle pour permettre aux bas revenus de s'en sortir.
Voici le détail de notre programme sur ce sujet :
http://www.alternative-liberale.fr/index.php/index.php/programme/nouvelle-donne-sociale.html
Gilles LAURENT
Alternative Libérale Citer
Arnaud, je suis entièrement pour une remise en cause de notre fiscalité. Laurent, je suis pour un allègement de notre fiscalité.
Je n'ai par contre, pas l'impression que les Français partagent cet avis. Enfin si : tout le monde est d'accord pour moins d'impôt à condition qu'on ne touche pas à ses aides.
Les agriculteurs sont le fait d'actualité illustrant le mieux ma pensée. Contre l'Europe, pour les allègements de charges mais contre la remise en cause des 50 milliards d'aides… allez comprendre ! Citer
Si tu dis oui à chaque fois qu'il y a une manifestation syndicale, ils manifesteront systématiquemen t pour obtenir ce qu'ils veulent.
Il faut du courage, du courage politique, pour apprendre à dire non.
Quand j'étais encore à l'UMP, le rapport Attali venait de sortir. IL préconisait entre autre de libéraliser les taxis en supprimant le système de licences.
2 manifestations de taxis plus tard et tout ceci fût enterré.
Certains responsables m'expliquaient que les taxis c'est plutôt des gens qui votent à droite, qu'il fallait pas se les mettre à dos car ils sont influent, qu'ils parlent à de nombreuses personnes toute la journée et qu'au final valait mieux ne rien faire.
Pour l'agriculture ça doit être globalement la même vision.
Le problème c'est qu'à force de réagir comme ça on avance pas et au contraire on régresse, on augmente les déficits. Tout le contraire de ce qu'on nous avait promis en 2007…C'est vraiment un gros gâchis.
Gilles LAURENT
A1ternative Libérale Citer
Que fait-on ? On envoie l'armée ?
Si moi je "pleure", je n'embête que mon patron. Personne n'est affecté.
Mais ça fait plusieurs décennies que l'on donne plus de crédit à une profession ayant un fort pouvoir de nuisance, non ?
Thatcher a connue le même problème en Angleterre, mais elle a tenue bon, malgré des grèves très durs pendant près de 6 mois.
Sinon les problèmes ne seront jamais résolu. Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.