Démocratie participative et ordre juste à la sauce Royal
Décidément, Mme Royal ne cesse de faire parler d'elle. A ceux qui, pendant la campagne présidentielle, avaient du mal à se faire une représentation concrète des concepts flous d'ordre juste ou de démocratie participative, la candidate au premier secrétariat du Parti socialiste est en train de magnifiquement éclairer leurs lanternes.
Acte un : ordre juste
Le 10 avril dernier, au terme d'une procédure de plus de dix ans, Ségolène Royal est condamnée par la Cour d'appel de Rennes pour salaires non payés et licenciment abusif de deux de ses anciennes collaboratrices. Quand, en tant qu'Alsacien, on se remémore son meeting strasbourgeois de décembre 2006 où elle n'hésitait pas à faire feu de tout bois des soi-disant méthodes scandaleuses des grands patrons, on peut légitimement tomber des nues. Voilà donc pour l'ordre juste.
Acte deux : démocratie participative
Le 26 février 2008, devant le Conseil régional de Poitou-Charentes, Ségolène Royal nous fait une démonstration in real life du débat participatif. Alors que l'assemblée est sur le point de voter, un conseiller régional, Jean-François Fountaine, socialiste (sic) et visiblement en désaccord avec sa présidente, demande la parole. La bienséance démocratique aurait imposé que M. Fountaine puisse exprimer son point de vue. Cependant, Mme Royal, ô grande maîtresse du débat participatif, refuse de la lui donner. Le conseiller régional insiste. Mme Royal s'entête dans son refus, mais affirme que celui-ci pourra s'exprimer... après le vote. Outrés par les méthodes soviétiques de sa propre chef de fil, M. Fountaine et certains de ses collègues quittent la salle. Voici donc un incident révélateur qui nous permettra d'établir une définition de la démocratie participative à la sauce Royal : on vote d'abord, on discute ensuite.
Nous voilà rassurés !













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