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09 Décembre 2009
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Politique nationale
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Tout d'abord resituons la proposition concernant l'étude de l'histoire-géographie pour les lycéens de série scientifique. Ceux-ci auraient quatre heures d'enseignement en classe de première, au lieu de deux heures trente en première et terminale actuellement. Ils suivront le même programme que les élèves de première littéraire et économique et sociale. Les élèves qui le souhaitent pourront suivre deux heures d'histoire-géographie supplémentaires. (cf. education.gouv.fr
).
C'est donc une heure hebdomadaire que perdont les scientifiques soit 20% de leur quota. Ce qui, pour cette matière et ces niveaux représente 40% de l'effort de réduction du nombre de fonctionnaires ! Mais cela n'a rien à voir : c'est une simple question de conviction.
Pour la curiosité, je vous informe que le programme en histoire pour les 1ères L-ES se résume ainsi : L’âge industriel et sa civilisation, du milieu du XIXe siècle à 1939. A croire que monsieur Le Pen a raison quand il dit : "les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire " ... ironie, je précise. Mais il est impressionant de penser que le Ministre de l'Education Nationale puisse envisager de ne pas enseigner l'histoire depuis 1939 à la section regroupant le plus grand nombre d'élèves est tout simplement aberrant !
A cet élément suffisant s'ajoute une seconde drôlerie. Mon ministre a-t-il lu le bulletin officiel n° 29 du 20 juillet 2006
sur le socle commun de connaissances et de compétences ?
En effet, sur les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique, ont peut lire "L’étude des mathématiques [...] développe [...] le respect de la vérité rationnellement établie" ; ce qui correspond a une certaine vision de l'histoire. Vous pouvez encore voir que " Les sciences expérimentales et les technologies ont pour objectif de comprendre et de décrire le monde réel, celui de la nature, celui construit par l’homme ainsi que les changements induits par l’activité humaine. [...] La présentation de l’histoire de l’élaboration des concepts, en mobilisant les ressources de toutes les disciplines concernées, constitue un moyen efficace d’aborder la complexité : la perspective historique contribue à donner une vision cohérente des sciences et des techniques ainsi que de leur développement conjoint. Les élèves doivent comprendre que les sciences et les techniques contribuent au progrès et au bien-être des sociétés. "Doivent-ils toujours comprendre cette dimension positive ?"
Sur la culture humaniste -accessoirement constitutive de notre identité nationale...- le même BO dit : "La culture humaniste permet aux élèves d’acquérir tout à la fois le sens de la continuité et de la rupture, de l’identité et de l’altérité. En sachant d’où viennent la France et l’Europe et en sachant les situer dans le monde d’aujourd’hui, les élèves se projetteront plus lucidement dans l’avenir."
J'en arrive à mon dernier point, la raison d'être de cette réforme : la spécialisation. Car c'est pour le bien de nos jeunes que tout cela est proposé, il faudrait qu'ils puissent davantage étudier les sciences. L'idée semble généreuse et intéressante. Toutefois je suis un peu gêné aux entournures quand j'entends un éminent membre de l'Académie des Sciences, Claude Allègre, expliquer que la spécialisation en terminale ne lui paraît pas utile. Je suis troublé par cet ancien ministre qui n'est pas connu pour sa délicatesse à l'égard du "mamouth". Si donc, même lui qui se bat sans cesse pour le développement de la science en France, juge inutile cette mesure, comment en saisir le bien fondé ?
Arnaud MARKERT
Le site-débat des Jeunes Populaires du Bas-Rhin ! 










Commentaires
J'avoue que je n'en souffre pas trop Arnaud ; même si je dois t'avouer que tu m'as appris l'étymologie de "Luc" !
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