Imprimer
PDF
Nov
02

Jeunesse de gauche?

Aujourd’hui le constat parait sans appel. « Les jeunes Populaires » est un groupe politique encore méconnu et si plusieurs raisons sont évoquées, une revient souvent : notre manque de présence sur le terrain.

Alors pourquoi les jeunes de droite sont-ils peu prompts à aller tracter sur les campus ? Je pense pour ma part qu’il ne s’agit pas de considérations historiques ou culturelles mais simplement d’une certaine barrière psychologique que l’on doit tous tenter d’abattre. Aussi tordons le cou à plusieurs idées reçues.


1. La classique : le « jeune » est de gauche

La première organisation politique de jeunes en France c’est les « Jeunes Populaires ». De même que dans la majorité des pays européens, les organisations politiques de jeunes les plus importantes sont de droites. C’est un constat pas un avis.
De plus, et c’est d’une grande tristesse, le candidat ayant été pourvu du plus grand nombre de voix des moins de 25 ans le 21 avril 2002, c’est Le Pen.

Ces deux constats vont à l’encontre de tous ceux qui ont des certitudes, voire des suffisances, et croient parler au nom de la jeunesse. Ils entretiennent en fait une illusion dont ils se bercent volontiers.




2. L’argument : le « jeune » est de gauche car il aspire à l’autonomie : il veut être « free »

Aussi dans cette perspective, le MJS propose une allocation d’autonomie notamment pour tous les jeunes étudiants.
Il suffit ainsi d’avoir une carte d’étudiant pour toucher cette allocation, même lorsque l’on poursuit ses études à sciences Po Paris… A coté « la discrimination positive » relèverait du gauchisme.
Mais finalement cette idée est dans la lignée de celle qui consiste à dire qu’un « jeune » désire être indépendant et autonome. Et je l’avoue, une telle mesure peut permettre à un jeune d’être autonome de ses parents…mais pas de la société !

N’est-il pas plus important de former un citoyen plus responsable que de bercer l’individu dans l’école de l’assistanat ?





3. Philosophiquement : le « jeune » de gauche est humaniste, il a « la pulsion du partage »

C’est vrai que ça aurait été tellement plus simple d’accueillir immédiatement les réfugiés de Cachan dans les logements neufs dans Paris intra-muros…
Assurément, il existe en France un faux humanisme qui stipule qu’il vaut mieux faire semblant de donner ce que l’on n’a pas que de dire non.

Encore une fois, dans cette affaire, il ne s’agit pas de vouloir ou non accueillir quelqu’un mais de pouvoir lui offrir quelque chose. Ce n’est pas faire preuve de rigidité que de l’écrire. Tout au plus, cela part d’un constat simple mais que beaucoup ne veulent pas comprendre : notre budget n’est pas une corne d’abondance, en l’occurrence c’est un trou que chaque citoyen est entrain de creuser.




EN CONCLUSION

Etre jeune et de gauche c’est tellement plus simple. On est majoritaire (d’une minorité bruyante), on permet l'autonomie (dans l’assistanat) et on partage (ce que l’on n’a pas).

Autant de bons sentiments revendiqués haut et fort. A un tel point que ça marche. Qui aurait pu imaginer que l’on puisse être si bruyant avec tant de mauvaise foi ? Aussi, ici et là, une jeunesse responsable se sent isolée, se tait et ne se montre pas. A force de ne pas se montrer elle estime qu’elle est en minorité et donc se tait…etc. C’est un cercle vicieux.

Depuis la semaine dernière nous sommes sur le terrain, nous collons des affiches et diffusons des tracts. Nous sommes conscient que cela ne nous amènera pas forcément la sympathie de tous. Mais nous sommes là, aujourd’hui et demain, afin que tous puissent comprendre que la jeunesse ce n’est pas « tout bloquer et imposer une idéologie » mais c’est aussi vouloir avancer et proposer des idées.

Écrit par Jeunes Populaires du Bas-Rhin. Posted in Politique nationale

Commentaires  

 
#31 macraptor 2007-05-30 19:40 "Vire Zeller et prends ça place !" : Albert, s'il y a des élections c'est pour que les élus restent jusqu'à la fin de leur mandat, sauf circonstances exceptionnelles ou dramatiques. Donc, personne ne pourra virer l'actuel président de la Région Alsace avant 2010, pas même M. Grossmann.
La seule hypothèse dans laquelle Adrien Zeller ne serait plus le président, ce serait que ce dernier remette sa démission. Personne ne peut le virer de son poste car il a été élu par les citoyens alsaciens.
Citer
 

Ajouter un Commentaire

Les Jeunes Populaires du Bas-Rhin ont à cœur d’offrir ici un lieu de débat, ouvert à tous.
Chacun doit être responsable de ses écrits.
Les Jeunes Populaires veillent au respect de chacun et ne tolèreront pas que les propos tenus sur ce site outrepassent la nécessaire polémique politique et électorale. C’est leur responsabilité et leur déontologie. Le respect de la législation s’impose évidemment.
Aussi, les commentaires qui ne respectent ni le sujet évoqué dans l’article, ni la loi, ni les autres internautes - rédacteurs d’articles et commentateurs des articles seront supprimés.
Nous vous rappelons que, conformément à la loi, tout propos injurieux, diffamatoire ou xénophobe vous expose à d'éventuelles poursuites judiciaires.
L'anonymat n'empêche pas votre identification.


Code de sécurité
Rafraîchir

Visites

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
mod_vvisit_counterAujourd'hui393
mod_vvisit_counterHier497

En ligne : 9