to view content.« Face à la crise », action et détermination !
Action et détermination, voilà les mots clefs qui ressortent de l’intervention de Nicolas Sarkozy ce jeudi 5 février 2009 : action contre la crise, détermination à mener les réformes à bien sans laisser personne au bord de la route.
L’intervention de Nicolas Sarkozy s’imposait avec raison, malgré ce que certains feront valoir, que ce soit pour montrer qu’il y avait en France une réaction adaptée et équilibrée, et qu’elle le sera encore d’avantage, à la crise sans précédent que traverse notre pays, ou pour mettre en échec un certain nombre d’étiquettes teintées de préjugés que certains tentent de coller sur le dos du Président.
Ainsi en va-t-il du plan de sauvetage des banques, que certains se plaisent à présenter comme un chèque en blanc aux établissements financiers, alors qu’il s’agit essentiellement d’une garantie et que les fonds prêtés seront remboursées à l’Etat avec intérêts, lesquels seront réinvestis dans des mesures à caractère social. Il fallait rappeler que c’est des banques que dépendent, en bout de chaîne, les revenus des salariés.
Ainsi en va-t-il également de la relance par la consommation que soutient contre vents et marées le décidément très archaïque Parti socialiste, la créatrice des 35 heures en tête : après tant d’échecs de cette technique de relance économique, le Président a pleinement su justifier le choix porté majoritairement sur l’investissement, seul à même de permettre à notre pays de sortir de la crise « plus fort qu’il n’y est entré ». Il est d’ailleurs particulièrement mensonger de dire que le plan de relance ignore toutes mesures relatives à la consommation, et nous ne citerons pour exemple que la prime de 200 euros versée aux futurs bénéficiaires du RSA ou encore la prime à la casse.
Il fallait rappeler qu’augmenter les salaires ou abaisser la TVA est un fusil à un seul coup, dont on ne retire rien à long terme.

Le Président a qui plus est lancé de nombreuses autres pistes de réflexion, qui devront aboutir plus ou moins rapidement : de potentielles mesures fiscales à l’indemnisation du chômage partiel, en passant par la suppression prochaine de la taxe professionnelle, des possibilités d’amortissement multiples peuvent être envisagées et sont à notre portée.
Plus généralement, des discussions devront s’ouvrir aux échelons européens et mondiaux pour parvenir à refonder le capitalisme et sortir d’une certaine logique qui a mené à la crise : des lacunes dans les contrôles au problème des paradis fiscaux, le volontarisme du Président de la République et de nos voisins et partenaires européens devra permettre d’effacer certaines des viscères grevant le système capitaliste.
Il fallait définir pour tous la direction qu’il faudra suivre dans les semaines et mois à venir.
Si rien ne sera simple, chacun l’aura vu, le Président est déterminé à agir, et se trouve à mille lieues des préjugés que l’opposition perd son temps à éparpiller de manière plus ou moins digne selon le cas ou l’interlocuteur. Rappelons ne serait ce que pour la forme et l’exemple que Nicolas Sarkozy a souhaité voir aboutir une meilleure répartition des richesses entre l’entreprise, ses associés et ses salariés, sur la base de trois tiers, tout en luttant plus que jamais contre les délocalisations. Convenons que nous sommes loin de l’image détestable que l’on veut nous vendre à longueur de journées !
Aussi, qu’il nous soit modestement permis de conclure par un message quelque peu personnel : que ceux qui n’ont rien de mieux à faire pour oublier tant bien que mal leurs interminables luttes intestines que de semer la zizanie et de nous enivrer de leurs vieilles recettes usées et fatiguées ne se réjouissent pas trop vite : la crise est là, bien là, mais face à elle, le Président de la République, le Gouvernement, la majorité et plus généralement tous ceux qui auront assez de bon sens pour être solidaires des Français non seulement feront leur possible pour y faire face, mais continueront les réformes plébiscitées en 2007 par les Français et dont la France avait besoin hier pour retrouver son rang, et dont elle aura besoin demain pour redresser la tête de plus belle manière que les autres.











Commentaires
Je pense que l'on peut en être fier!! Citer
Impressionnant de maîtrise et de détermination. Une capacité à restituer les évènements dans leur contexte et des lignes fortes de définis ! Ca mériterait que nous lancions un article par point important évoqué. Citer
ramené à la journée pour un rmiste qui a 13€/jour pour survivre (avant d'oter partie du loyer non couverte par APL), ça fait un gain de 54 centimes … youpiiii champagne !!
ça c'est du plan de relance hein, c'est prendre en compte la pauvreté, mais attention pas pour les retraités ou les jeunes de moins de 25 ans hein les 54 centimes/jour .. non non .. faut pas exagerer lol Citer
D'où la nécessité d'un plan de relance qui passe en immense majorité par l'investissement, le seul moyen de relancer la croissance durablement. L'investissement n'est pas une fin en soi: ce sont des entreprises appelées à travailler, qui embauchent et créent de la richesse.
Et le RSA sera là pour pallier à la principale carence du RMI en tant que moteur de l'insertion : actuellement, un RMIste seul gagne plus avec les différentes aides de l'Etat et des collectivités qu'en étant payé au SMIC.
La relance que le gouvernement met en oeuvre va créer de la richesse pour des entreprises qui embaucheront, et trouveront preneur à leurs offres. Citer
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