to view content.L’Aubry-Collage face à la crise

Mais qu’est donc devenu le parti socialiste ? Plus de batailles internes de haut vol ? Non , ne vous méprenez pas, les sombres éminences pachydermes s’en donnent toujours à cœur joie à l’école du Cirque, rue de Solférino.
Ainsi Julien Dray n’a jamais été aussi convaincant et pertinent que depuis ses aventures judiciaires lui valant disgrâce du parti : « La Gauche doit-elle se contenter d’accompagner le mouvement social de ses encouragements, tout en essayant de lui répondre par des mesures-rustines, ou voir plus loin, plus haut, et renouer avec l’ambition de créer et de porter un projet alternatif de société, et de système de production?».
De poursuivre que «la nature ayant horreur du vide, si ce ne sont pas les socialistes qui s’engagent fermement sur cette voie, alors d’autres le feront», avouant qu’il «y aura nécessairement refondation du capitalisme et ce sera une refondation de droite, si seule la droite s’y intéresse». (AFP - le 30/01/09)

L’ex porte-lambeau du soit disant parti d’opposition aurait il halluciné ? Non, frappé par un éclair de bon sens, certainement plus probable. La réponse la plus cohérente, la plus juste c’est le Président Sarkozy qui la donnait le 4 décembre à Douai «Parce que la crise est très forte, notre réponse doit être très forte. Parce que la crise va tout changer, notre réponse doit préparer le changement. Elle doit préparer l’avenir. Nous ne devons pas nous contenter de limiter les dégâts. Nous devons au contraire être ambitieux, nous devons faire preuve d’imagination, d’audace.»
Dans les faits, cette volonté proactive s’est traduite grâce au « Plan de relance de l’économie française » de 26 Milliards d’euros ayant pour fil rouge l’investissement. En effet non seulement l’investissement est il une clé de l’activité, de la valeur ajoutée et donc des emplois mais c’est encore et surtout le chemin qui peut prétendre à rattraper le retard de compétitivité que nous avons accumulé ces dernières années. La meilleure politique de relance possible, c’est celle qui soutient l’activité d’aujourd’hui et prépare la compétitivité de demain.
La réponse socialiste ? Lorsque le Député Ayrault -avec forte pudeur face aux français touchés de plein fouet par la crise- en a fini de brailler Rouget de Lisle ou mander le Premier Ministre de venir s'expliquer au Palais Bourbon, ses camarades éléphants pondent un contre-plan de relance à l’intitulé de rêve : « Agir vraiment contre la crise », un mois après l’action Elyséenne.
Quarante neuf pages aussi claires que l’ Etat du Parti, aussi neuves que les gérontocrates qui les portent, aussi finement ambitieuses que celle de faire raccompagner chaque fonctionnaire de police à son domicile en fin de service. Quarante neuf pages qui , étonnamment éludent plus ou moins la question du financement. La réponse c’est Martine qui l’annonce par la suppression du paquet fiscal. Par la hausse d'impôt en découlant, le PS espère financer une large partie de son contre-plan. Au total, les experts du parti considèrent que celui-ci creuserait de 5 milliards d'euros le déficit budgétaire. Contrôler, agir avec prudence oui !Au dépens de la création de richesses, par l’impôt taxant la tranche la plus large des contribuables aujourd’hui frappés d’ores et déjà par une crise sévère financière, non !
Amis socialistes, définissez votre politique managerielle interne, il sera difficile de proposer des solutions viables pour la France tant que des leaders de partis n’assisteront pas à leurs propres réunions politiques, trop occupé(e)s à flirter avec l’altermondialisme sous le soleil de Belem. Vous consacriez la honte à Reims, vous sanctifiez l’irresponsabilité aujourd’hui.












Commentaires
Quitter l'assemblée donne vraiment une image horrible de la politique.
Et comme d'habitude, les socialistes font comme si on avait les caisses pleines ou que leurs propositions ne coûtaient rien…
Je les trouve minables. Ce n'est pas une opposition. La vraie opposition n'est pas politique, ce sont les syndicats ! Et les socialistes sont réduits à suivre les mots d'ordre des syndicats !!!
C'est dingue ! Citer
Effectivement, les dirigeants du PS ne se renouvellent pas. Dans les 2 sens du terme. Ce sont tous des dirigeants qui ont commencé sous Mitterrand (certains étaient déjà Premier Ministre à l'époque) et ils ont tous été Ministres du Gouvernement Jospin… il y a 12 ans. Et ont toujours les mêmes idées qui ne fonctionnent pas - et éludent la question des financements. Citer
Si la question du financement est abordée! Augmenter les impôts :) Citer
Ils n'ont cependant pas tort sur tous les points. Ils ont fait de sa suppression un mot d'ordre depuis 2007 mais il est vrai qu'en période de récession, la défiscalisation des heures sup est contre-productive et aggrave le chômage . C'est uniquement une bonne mesure quand l'activité est là et si possible quand il y a beaucoup d'activité.
Le plan de relance du gouvernement est bien mais n'apportera pas énormément en 2009 et risque de porter ses fruits quand on sera déjà en période de reprise économique. Pour résumer, plan à bon rendement mais résultats sur le moyen-terme alors qu'une relance par la consommation a un mauvais rendement mais une action immédiate. Comme tu le dis, il y a l'aspect compétitivité et c'est pourquoi je soutiens le gouvernement avec son plan de relance. Celui-ci comporte d'ailleurs de petites parts d'aide à la consommation comme le volet sur le RSA. Citer
Maintenant que le crédit commence à repartir, que d'importants investissements vont être effectués, les embauches seront d'autant plus facilitées que le RSA sera rapidement et pleinement fonctionnel…
Voila décidément ce qui restera à mes yeux comme l'une des très grandes réformes du quinquennat. Citer
Je ne peux être d'accord avec toi sûr ce sujet qui au finaln'est pas en relation avec la crise qui nous touche aujourd'hui. La defiscalisation des heures supplementaires ont surtout servie à nous sortir de la situation catastrophique créés par les 35 heures qui n'ont non seulement pas permis de relancer l'activité ni de réduire le chômage. C'est en relançant le pouvoir d'achat par la motivation au travail que nous deviendrons la puissance que nous méritons d'être. Citer
Officiellement nous sommes la 5ème puissance mondiale. Méritons-nous davantage ?
Blague à part, ton propos est paradoxal. Tu dis que la défiscalisation des heures sup' corrige les effets négatifs des 35h mais sans 35h pas d'heures sup', si je puis dire ! Et du temps des 39h (le bon vieux temps donc) les 4h de différence étaient … fiscalisées.
Enfin je dis ça surtout pour le plaisir de taquiner.
Ce qui me chagrine le plus c'est le " en relançant le pouvoir d'achat par la motivation au travail ". D'abord parce qu'il ne m'avait pas semblé manquer de motivation : juste de travail… (tu voudras bien m'excuser d'être en recherche d'emploi) ensuite parce que le pouvoir d'achat est une belle et grande idôle. Et j'aurais que plus de personnes auraient vu en cette "baisse" un simple rééquilibrage opérait par une certaine main invisible. Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.