Les Français, otages des syndicats SUD-Rail et CGT
Encore une fois ! Tel est bien le mot d’ordre actuel en cette période – si coutumière – de grèves à la SNCF… Malheureusement de telles grèves semblent devenir habituelles dans le paysage français. Conséquences déplorables pour l’image d’un pays déjà en perte de vitesse ! A l’heure où il apparait précieux d’encourager les investissements pour favoriser une relance économique et l’essor du marché de l’emploi, certains syndicats comme SUD-Rail et la CGT ont décidé – comme à l’accoutumée – de jouer les parasites en prenant en otage les trains, et avec eux une majorité de Français – plus que lassés de ces comportements.
Exercer son droit de grève est un droit constitutionnel, combattre l’abus de grève devrait l’être tout autant. La situation est devenue telle qu’en France, le principe semble être davantage la grève dans les transports ferroviaires, et l’exception la normalité du réseau. Cette situation ne peut tout simplement plus être acceptée, ni tolérée. Nous sommes dans un pays, dans lequel la ligne directrice semble malheureusement dictée par une minorité. La SNCF et ses grèves à répétition est l’exemple le plus parlant d’un dysfonctionnement du système – image d’une injustice pour des millions de citoyens français qui cherchent à se rendre à leur travail. Pourtant, les revendications des grévistes y sont tellement diffuses et fréquentes, qu’elles en perdent en visibilité et en crédibilité.
Il n’est évidemment pas question de remettre en cause le droit de grève, mais il s’agit de s’interroger sur le détournement dont il fait l’objet par certains. Ces syndicats preneurs d’otage entendent défendre l’intérêt commun ; mais dans les faits, c’est bien leur intérêt personnel qu’ils défendent. En s’opposant au service minimum dans les transports au nom du droit de grève, ils bafouent un autre principe – lui aussi à valeur constitutionnelle – la continuité du service public. Ils en oublient qu’une telle mesure correspond à une réelle attente pour des millions d’usagers. Cette réforme n’aurait eu de raison d’être si la France n’était pas confrontée tous les mois à des grèves de ce type, pénalisant une majorité et polluant le quotidien des Français.
Nous sommes dans un pays dans lequel les droits acquis semblent intangibles et dont les défenseurs inconditionnels ne semblent pas saisir que la situation latente actuelle nous conduit droit dans le mur. De tels droits acquis s’apparentaient initialement comme une source de sécurité pour les citoyens. Ces mêmes droits semblent aujourd’hui plonger la France dans une sorte d’immobilisme, nous approchant petit à petit d’un gouffre aux profondeurs extrêmes…
Autre réflexion qui peut être faite au regard du contexte actuel : les grévistes brandissent inexorablement l’étendard du principe de solidarité nationale pour justifier et légitimer leur grève. Alors pourquoi, quand l’éruption d’un volcan, reconnu cas de force majeure, bloque tout le trafic aérien européen, ces même grévistes – au nom de ce même principe, ne se remettent-ils pas au travail ? Il en va pourtant de l’intérêt supérieur commun, de l’avenir de notre économie ainsi que de l’avenir de notre rayonnement européen et international.
Elsa SCHALCK
Responsable Départementale des Jeunes Populaires














Commentaires
Alors, juste pour le débat, en tant que démocrate je n'ai pas la prétention de vouloir vous faire "changer de bord", mais de discuter, échanger.
Il faut arrêter vos préjugés sur sud "groupuscule d'extrême gauche", on dirait un mauvais slogan du FN. Sud est un syndicat, absolument pas politisé, même si des camarades ont un engagement politique qui est le leur, il ne reflète certainement pas celui du groupe.
Les convictions de SUD sont de construire (et dans le conflit s'il le faut), une véritable démocratie sociale. Nous refusons le chantage à la performance économique : notre économie est perfomante, et elle a besoin d'une réorientation productive et d'une responsabilisat ion des travailleurs. Nous voulons que chaque travailleur participe à son entreprise en tant que membre sociabilisé et pas en simple agent de production soumis à une hiérarchie très bien formée mais souvent incompétente.
Comme le disait Mao
"donne lui un poisson il mangera une journée, apprend lui à pêcher, il n'aura plus faim".
Nous voulons socialiser les entreprises par la participation de tous, par la responsabilisat ion de chacun.
On est loin de la défense étriquée de "privilèges " (?). La plupart des militants syndicaux ne sont pas des cas sociaux fainéants et extrémistes mais des militants convaincus que le pouvoir et la richesse ça se mérite ensemble et ça se partage équitablement. Citer
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