to view content.Science n'a jamais eu autant conscience

Les états généraux de la bioéthique qui se tiennent actuellement visent à permettre d’établir un nouveau cadre juridique suscité par les récents développements scientifiques.
L’actuel projet de révision de la loi de la bioéthique, initié par le gouvernement, permettra enfin une approche sereine de questions jusqu’à présent Ô combien sujettes à controverses, en adaptant le droit aux évolutions de la science et de la réflexion biomédicale. N’étant plus adapté au problèmes que rencontrent scientifiques et chercheurs en sciences de la reproduction, l’ancien corpus de loi datant de 2004 sera remplacé par un nouvel ensemble empreint de pragmatisme, sans tomber pour autant dans l’écueil qui consisterait à céder à toutes les requêtes de différent mouvements dont la motivation n’est pas toujours désintéressée et pour lesquels le rationnel fait souvent trop rapidement place aux emportements émotionnels.
C’est cette dur tâche qui incombe aujourd’hui à l’équipe formée suite à l’appel du Gouvernement et du président de la République, composée de six spécialistes d’horizons politiques différents, dont les députés Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP) qui présidera cette commission durant ses travaux qui auront lieu durant le premier semestre 2009, en appui avec le Conseil consultatif national d’éthique. Ce n’est qu’en donnant à cette mission de tels moyens que le Gouvernement lui permettra d’accéder à la rigueur qu’il attend d’elle pour cette réforme Ô combien importante. L’ampleur de cette tâche rend compte du fait que ce ne sera sans doute pas avant 2010 que l’ensemble des modifications ne pourront être votées par le Parlement, après que les français eux-mêmes aient été conviés à exprimer leurs opinions ainsi que l’a souhaité Nicolas Sarkozy.
L’urgence de l’établissement d’un nouvel ensemble de textes de loi ne s’est que d’avantage fait sentir suite aux développements récents des techniques des sciences de la reproduction. Établir enfin des positions claires ne sauraient qu’être salué par la communauté scientifique - ne souhaitant définitivement plus voir assimilés par certains leur soucis de progrès aux incantations d’apprentis-sorciers dénués de conscience - en attente depuis longtemps d’une législation qui la protègerait de certaines dérives par l’établissement de nouveaux garde fous en matière notamment de diagnostics prénataux, sur la question de la légalisation des mères porteuses, ou de la rémunération du don d’ovocytes. Tout en lui permettant enfin des développements prometteurs, notamment en matière de recherche sur les cellules souches embryonnaires - en accord avec la convention d’Oviedo - couplée à une plus complète protection juridique des découvertes biotechnologiques.
Cette révision s’est de plus assignée pour objectif d’établir enfin une loi-cadre reconnaissant certains principes fondamentaux et droits inaliénables de la personne humaine. La notion de dignité de la personne humaine fera ainsi d’ores et déjà partie des nouvelles notions qui figureront dans le préambule de la constitution française, dont la révision était confiée à S. Veil et dont les conclusions viennent d’être rendues publiques, ainsi que le souhaitait le Président.
L’ensemble de ces futures modifications ne peuvent qu’être saluées ne serait-ce qu’au regard de la complexité des problèmes qu’elles veulent enfin surmonter. Mais ce n’est qu’en s’attaquant à des problèmes conséquents que l’on mesure la valeur d’une politique. C’est une marque de courage. Et de force. Et en ces temps où certains se mettraient à douter de l’engagement d’un Gouvernement dont ils décrient à l’envie son ouverture, cela est une réponse sans appel. C’est la réponse d’une droite décomplexée qui n’a pas peur de faire appel au qualités et aux valeurs de tous dès l’instant qu’ils veulent s’impliquer dans la réalisation des grands projets de la France. Une droite dont la volonté de faire changer avec force et détermination notre pays n’a jamais été aussi grande. Et en cela elle est un appel à la détermination de chacun.











Commentaires
Dans ta phrase tu as quand même dit que les deux champs allaient être contaminés par des OGMs et que les OGMS étaient vendus stériles pour des raisons commerciales!
Il faut choisir, mais on ne peux pas dire tout et son contraire pour atteindre son but…
Toi qui parle des camps de la mort, on en parlera comme une période faste de croissance de l'humantié si toute l'humanité passait au bio, car il ne serait pas possible de nourrir plus de 2/3 milliards de personnes! Citer
merci d'éviter les allusions scabreuses aux camps de la mort.
Cela semble fort déplacé… Citer
En cela, à la vue de l'absurdité totale et choquante des propos tenus en réponse à mon article, je demanderais personnelement à ce que soient retirés de cette page de commentaires un certains nombre d'entre eux plus que douteux et que la politique d'exclusion du site de certaines pesonnes ne visant qu'à la bêtise du débat soit aplliquée.
Merci. Citer
n'exagérons rien.
On ne supprime que les commentaires injurieux, ou outrepassant les limites fixées par la loi. Nous n'avons pas de politique d'exclusion du site au-delà de cela.
L'analogie était regrettable; mais elle n'avait pas pour objet non plus d'assimiler les lois de bioéthique avec les camps.
STOP sur ce sujet.
Merci Citer
Quand à mon parallèle, je conviens qu'il est inapproprié. Toutefois, je tiens à souligner que la morale (qui je le rappelle vise à la vie bonne) consiste justement à limiter son pouvoir au moyen de sa volonté. Dans le cadre des lois de bioéthique, la question me semble donc être celle des limites.
Limitation sous-tendue par une option culturelle forte entre les différents modèles proposés. Par ailleurs, les groupes de pression liés à l'industrie utilise leur argent pour incliner le débat en leur sens avec des méthodes qui laissent songeur… Quand on sait que, aux Etats-Unis d'Amérique, les lobbys pharmaceutiques sponsorisent les campagnes électorales pour éviter certaines lois ou que le lobby agroalimentaire use d'une partie des bénéfices fait dans les écoles au profit de l'éducation ; on voit bien que le glissement dans le mal moral est aisé.
C'est pourquoi je suis loin d'être persuadé que "Science n'a jamais eu autant conscience". Voir même, je m'interroge sur une civilisation qui semble conduire à la ruine de l'âme (en un sens stoïcien). Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.