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Redonner du sens à l’Europe ! |  | |
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Depuis ce mardi, la France assume la présidence du Conseil européen, plus communément nommée présidence de l’Union européenne. Elle succède ainsi à la Slovénie, et ce pour une durée de six mois.
Ne nous leurrons pas : assumer cette fonction ne signifie nullement révolutionner l’Europe et ses institutions selon nos propres vues, mais bien plus poursuivre ou conclure les chantiers lancés par ceux qui nos prédécesseurs à cette fonction, et surtout en lancer de nouveaux (et si possible les voir aboutir).
Toujours au registre de l’honnêteté intellectuelle, nous nous devons d’admettre que la situation européenne n’est pas des moins complexes : le récent rejet du Traité de Lisbonne par l’Irlande, auquel s’ajoutent les incertitudes quant à de futures décisions tchèque et même polonaise, ne simplifient guère la tâche française.
A l’horizon, on voit de plus poindre les élections européennes de 2009, lesquelles supposeront pour ne pas entraver d’avantage encore le fonctionnement de l’Union européenne que de nouvelles règles institutionnelles soient fixées.
C’est donc en tenant compte de ces difficultés que notre pays devra être à la manœuvre, et nous ne saurions nous résoudre à la simple gestion de ces quelques difficultés, même s’il nous reviendra aussi, bien évidemment, d’y proposer des solutions.
La présidence française s’articulera donc autour de quatre grands chantiers, que Nicolas SARKOZY s’est attaché à présenter en ce début de semaine :
- L’environnement, avec l’adoption espérée du plan « climat – énergie » par les 27, et la diminution de 20% des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne d’ici à 2020. Si la France a pris individuellement sa part dans ce domaine par le Grenelle de l’environnement, une action commune permettrait assurément une bien plus grande efficacité et donnerait un exemple marquant au reste des Etats du monde encore réticents à emprunter cette voie.
- L’immigration, avec une uniformisation minimale ou tout du moins une coordination des politiques des Etats membres en la matière, ce qui paraît indispensable depuis l’ouverture de nos frontières et l’institution de la liberté de circulation. Si cela passe par une plus grande concertation et des prises de décisions communes, notamment pour les régularisations dites massives, il s’agira également de travailler ensemble à une meilleure sécurisation de nos frontières extérieures.
- Le pétrole, dont la hausse du prix affecte l’ensemble des Etats membres, dans des proportions différentes selon la fiscalité propre à chacun. Les décisions relatives à la fiscalité devant dans le cadre de l’UE être prises à l’unanimité, il s’agira de chercher un compromis et pourquoi pas de parvenir à une adoption de la proposition faite par Nicolas SARKOZY de plafonner les recettes de TVA à partir d’un certain montant du prix du carburant.
C’est d’ailleurs le prix de l’énergie en général et les solutions de régulation qui devront faire l’objet de débats durant ces six mois.
- La politique agricole commune, dont les règles sont pour l’instant définies jusqu’e, 2013, et qui dont les contours devront être définis pour la période suivante. Sans doute faudra-t-il également se poser la question d’une révision des modes d’attribution des subventions et des quotas, à l’heure où le monde traverse une grave crise alimentaire.
C’est autour de ces quatre axes, mais aussi avec d’autres préoccupations telles que la relance institutionnelle, la lutte contre la maladie d’Alzheimer, la défense européenne, ou encore la réduction à 5,5% du taux de la TVA dans la restauration et le disque, que la France entend mener sa mission, et surtout la mener à bien.
La tâche sera des plus ardues, reconnaissons le, et il faudra faire preuve de bien du volontarisme, d’esprit de concertation et surtout de créativité. En tout état de cause, c’est sur la France que pèse la charge d’éviter à l’Europe ne s’enfonce plus profondément encore dans une crise qui le mine depuis 2005.
Au-delà de ces thématiques, c’est surtout à la philosophie européenne qu’il faudra peut être redonner souffle : être actifs, mettre sur pied des projets clairs, efficaces et compréhensibles, et surtout prouver aux peuples que l’Europe les protège toujours, voilà l’ambition plus générale qu’il faudra faire notre. En résumé, redonner du sens à l’Europe !
Qu’il nous soit toutefois encore permis en tant que Français et Alsaciens d’espérer que la ville de Strasbourg sera au cours de ces six mois affirmée comme le véritable siège du Parlement européen…
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Commentaires |  | |
| Posté le: 04/07/2008 à 21:08 par Macraptor | | | Maxime Lavigne, le président en exercice de l'Union européenne qui dit que la France se propose d'accueillir les FARC qui déposent les armes, qui leur offre le droit d'asile sur un plateau alors que dans le même temps il expulse des sans-papiers à tour de bras ! Ne trouvez-vous pas que de la part du président en exercice de l'UE (qui, je vous le rappelle, classe les FARC comme organisation terroriste), ça fout vraiment mal ? |
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| Posté le: 05/07/2008 à 11:44 par Francois | | Alain Lamassoure était passé il y a quelques semaines nous faire part des enjeux de cette prise de pouvoir -sic-...
Un exposé très clair des réformes à entreprendre lors de cette Présidence nous a été dressé. On le retrouver sur son site à cette adresse : www.alainlamassoure.eu/actualite.php?id=1954
A titre personnel, je pense qu'il faut une remise en cause quasi général de la manière dont nous avons fait l'Europe les dernières années... Quelle Europe voulons nous ?
Celle qui permette de circuler librement ? Celle qui permet d'échanger librement ? Une Europe politique dictant les lois nationales ? |
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| Posté le: 05/07/2008 à 12:03 par macraptor | | | Ca y est, la France a la présidence tournante de l'UE et monsieur François veut déjà tout révolutionner, tout changer, tout remettre en question. Un peu de modestie s'impose ! Nous ne sommes pas seuls en Europe, nous sommes à 27. Cessons de croire que la France va décider de tout toute seule, comme pour le mini-traité européen, qui avait vocation à remplacer le TCE et qui a été rejeté par les Irlandais. La construction européenne s'est fait de manière lente et compliquée, pas la peine de tout casser maintenant. Dans le cas contraire, que proposes-tu, François ? Quelle Europe te conviendrait davantage pour remplacer celle qu'on a ? Tout n'est pas parfait, certes, mais quelle est l'alternative ? Et par pitié, arrêtons ces cocoricos stupides : la France a la présidence tournante de l'UE, c'est tout à fait vrai, mais ça ne veut absolument pas dire que ce pays va pouvoir tout gérer, contrôler, décider, organiser pendant six mois, sans l'avis des autres ! |
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| Posté le: 05/07/2008 à 12:07 par Francois | | Si l'Europe ne doit pas être révolutionnée pourquoi tant d'européens ont voté non ??
Je n'ai jamais prétendu que Sarkozy devait le faire en 6 mois. Il s'agit d'un travail que nous aurions du faire depuis 20 ans et nous en payons aujourd'hui le prix. |
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| Posté le: 05/07/2008 à 12:29 par macraptor | | | Tu sais comme moi que le débat a été pollué, surtout en France. De nombreuses personnes avaient voté non pour des raisons de politique intérieure. Pour dire merde à Chirac et Raffarin, en gros. Après, il y a ceux qui ont peur des Turcs, ceux qui sont anti-européen à l'origine (je veux dire qu'ils rejettent l'idée même de construction européenne, peu importe le système adopté), ceux qui fait la confusion avec la directive Bolkestein. Il y avait une espèce de "shaker du non", comme avait dit Jospin, qui a finalement dégagé une majorité. Mais je ne pense pas que ce soit vraiment à cause du fonctionnement de l'UE, pour marquer un rejet. Quoi qu'il en soit, la démocratie a toujours raison et le choix des Français a été fait. Mais il n'y a pas tant d'Européens qui ont voté contre (à part la France, seulement la Hollande et l'Eire). |
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| Posté le: 05/07/2008 à 13:43 par François | | Sommes nous tout de même d'accord sur le fait que la situation actuelle n'est pas bonne et qu'il faut faire bouger les choses, non ??
Personnellement, en votant oui çà l'Europe, je n'ai pas signé un chèque en blanc ! Je suis persuadé que l'élargissement à 27 a été pour beaucoup au NON sur le traité ! |
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| Posté le: 05/07/2008 à 14:10 par macraptor | | | Oui, entièrement d'accord avec ça. L'Europe est en panne et il faut la relancer. J'approuve ce que tu dis. Par contre, je ne suis pas sûr que ce soit l'élargissement à vingt-sept Etats qui est en cause, même s'il a eu des effets néfastes évidents, comme par exemple le dumping social. D'après moi, l'Europe n'a pas vocation à devenir une union politique dictant les lois nationales. Bien sûr, il y a eu cette fameuse phrase de Schumann, qui parlait des "états unis d'Europe" mais je pense qu'elle a été mal interprétée. L'UE n'aspire pas à devenir un Etat fédéral. A la limite une confédération, mais ça s'arrête là. En tout cas c'est mon avis. Tu as raison François : il y a des choses qui ne fonctionnent pas bien et il faut y remédier mais ce n'est pas un seul Etat qui sera capable de le faire, un six mois de présidence tournante, c'est entendu. |
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| Posté le: 06/07/2008 à 13:11 par macraptor | | | "Il faut que la présidence française soit modeste" : Valéry Giscard d'Estaing |
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| Posté le: 06/07/2008 à 13:52 par Nicolas | | En dehors des questions institutionnelles, qui n'intéressent pas seulement la France et son Président - Président Européen - je trouve que les 4 grands chantiers prioritaires ont été particulièrement bien choisis par Nicolas Sarkozy, tant il est vrai que ce sont là des sujets insuffisamment traités (hormis l'agriculture mais celle-ci reste de toutes façons centrale - et heureusement que c'est l'excellentissime Michel Barnier qui tient le poste en ce moment).
L'immigration doit enfin être traitée au niveau européen, bien plus qu'elle ne l'est. Pour qu'on arrête de se retrouver avec des pays de transits qui ont les portes largement ouvertes, ce qui dérange tous les pays d'immigration véritable et d'installation.
L'environnement, évidemment, pour qu'on ait enfin une cohérence! Pas seulement sur le sujet climatique d'ailleurs. Mais aussi sur la biodiversité, notamment les ressources halieutiques.
Sur le pétrole, Nicolas Sarkozy est contradictoire parce qu'il engueule en permanence la BCE parce que l'Euro est trop fort par rapport au Dollar - ce qui handicape certes les grandes multinationales européennes mais qui arrange les citoyens automobilistes et qui doivent se chauffer...
Sur l'agriculture, il y a tout à revoir, le système prend l'eau de toutes parts.
Pour le secondaire, le fameux 5,5% de TVA dans la restauration, espérons qu'on n'aie pas le temps parce que ça ne sert à rien et qu'il n'est plus temps de se priver de recettes fiscales pour honorer des promesses catégorielles comme à l'époque de Chirac ou pire encore de Jospin.
Enfin, pourquoi ne pas mettre définitivement un terme aux négociations d'adhésions avec la Turquie. Ce n'est pas quand on aura fini de négocier et que les diplomates seront d'accord sur tout qu'il faudra demander aux peuples de s'exprimer parce qu'ils diront - à juste titre - NON à la Turquie.
De toutes façons, désormais en Europe, vous posez la question que vous voulez, ce sera NON.
A force de faire croire que nos malheurs viennent de "Bruxelles"... Faut pas s'étonner! |
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| Posté le: 06/07/2008 à 19:56 par macraptor | | | "des pays de transits qui ont les portes largement ouvertes" : je pense que tu vises particulièrement l'Italie et l'Espagne. Le problème de ces deux pays, c'est l'importance considérable de leurs côtes. Ce n'est pas par leur volonté que les portes sont ouvertes mais à causes de facteurs naturels et il faudrait effectivement que les autres pays les aident à ce niveau car ils ne peuvent pas parvenir à surveiller leurs côtes énormes tous seuls. |
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| Posté le: 06/07/2008 à 21:11 par Max | | Macraptor,pour repondre a votre question, je ne suis pas particulièrement favorable à la proposition d'accueillir des membres des FARC, même repentis...
Pour autant, je me permets de vous faire noter (pour la forme seulement, sur le fond je ne suis pas convaincu comme dit) que la proposition était formulée depuis longtemps (avant le 1er juillet) et que le droit d'asile ne se confond que très partiellement avec le problème des expulsions de sans papiers que vous évoquez et dont Nicolas SARKOZY a d'ailleurs expliqué lundi dernier qu'il n'était pas moins humain que les autres. |
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| Posté le: 07/07/2008 à 00:49 par macraptor | | | Pourquoi estimez-vous que la France devrait accueillir des membres des FARC, Max ? Quel est le lien entre cette proposition du président et la libération de l'otage franco-colombien ? |
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| Posté le: 07/07/2008 à 00:52 par macraptor | | | excusez mes erreurs de français Max (ex-otage franco-colombienne aurait été plus exact). C'est une erreur de forme et non de fond, n'est-ce pas ? |
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| Posté le: 07/07/2008 à 00:54 par macraptor | | | Pourquoi la France devrait-elle offrir des droits d'asile à des personnes - terroristes, guerilleros et narcotraficants - qui sont sous la menace de procédures judiciaires dans leur pays ? |
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| Posté le: 07/07/2008 à 01:12 par Macraptor | | | Vous vous posez aussi ces questions, n'est-ce pas ? Mais je n'avais pas très bien lu votre réponse, toutes mes excuses. Je n'avais pas lu ce que vous avez écrit, maintenant c'est chose faite. Donc, vous n'êtes pas tout à fait d'accord avec cette prise de position hâtive et inattendue du président de la France, pays qui assure la présidence de l'UE, union qui classe les FARC parmi les organisations terroristes, c'est ça ? Ca me rassure. |
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| Posté le: 07/07/2008 à 18:20 par Nicolas | | Je ne vois pas trop le lien des FARCS avec le fait que ce soit au tour de la France pour la présidence européenne...
Même aucun.
Mais enfin, si ce n'était systématique, ce serait bizarre, mais là...
Je relève que personne ne relève la grande contradiction de ces 4 chantiers. Comment traiter le problème du réchauffement climatique et le pétrole cher en même temps sans avoir l'impression de déshabiller Pierre pour habiller Paul? |
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| Posté le: 07/07/2008 à 18:46 par Max | | Nicolas, je crois que l'on peut traiter ces deux problèmes en même temps en tenant compte du fait que l'on doit resoudre le problème de la rareté et de l'environnement en se projetant dans l'avenir, en faisant enfin des économies d'énergie et en travaillant sur toutes les solutions de substitution au pétrole, mais en tenant compte aussi aujourd'hui du problème que pose, pour les Français mais pour nombre d'européens aussi, le prix du pétrole. Car honnetement, ca vous plombe un budget!
Certes, baisser le prix par un moyen ou un autre pousserait peut être à reconsommer un peu plus que ces deux ou trois derniers mois... mais si l'offre alternative au pétrole devient progressivement suffisamment "alléchante" pour le consommateur (qui a je pense pris conscience de tous les problèmes en dépendant), cette re-hausse de la consommation restera contenue.
Prendre conscience et résoudre les problèmes environnementaux est un impératif. Mais le pouvoir d'achat est un engagement de campagne et une nécessité que nous ne saurions ignorer. Le tout est de trouver un compromis et un équilibre. |
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| Posté le: 07/07/2008 à 19:58 par macraptor | | | Oui Nicolas, c'est vrai qu'il n'y a pas de lien mais j'ai uniquement relevé le fait que le président en exercice de l'UE propose le droit d'asile à des combattants des FARC. Alors que l'UE classe cette guerilla comme une organisation terroriste, ce n'est pas très sérieux. Qu'aurait-on dit si Sarkozy avait proposé d'accueillir en France des combattants d'al Qaïda qui déposeraient les armes ? Ca me paraît particulièrement énorme mais tu as raison : restons dans le sujet. |
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| Posté le: 07/07/2008 à 20:43 par Francois | | C'est un gros problème de riche en fait ça ! On a l'argent pour se payer l'énergie, donc on ne cherche pas à l'économiser !
C'est à ce titre que l'exposition pétrolière est "intéressante" pour notre génération : elle remet en cause beaucoup de comportement...
Peut être ce mal nous apprendra à redevenir économe et respectueux ! |
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| Posté le: 08/07/2008 à 11:14 par Nicolas | | Oui, François, vous avez totalement raison (je vous voussoie, mais si ça se trouve on se connaît, j'en connais un paquet - c'est tellement pas original comme prénom, François - dis-je, moi, Nicolas (lol)).
C'est un problème de riches. De pays riches, hein, parce qu'effectivement, Max, faire le plein fait partie de ces réjouissances dont on se passerait facilement ces derniers temps, vu le prix.
Mais faire artificiellement baisser le prix laisse à penser qu'il n'y a pas urgence à changer tout ce que tu expliques parfaitement plus haut. On va dépenser un argent public dingue - donc prélèvements fiscaux, dette, critères de Maastricht non respectés et donc pouvoir d'achat pas réglé, pour faire croire qu'on a encore du temps. Et comment on fera quand le baril sera à 200$?
Des reportages aberrants sont diffusés ces derniers temps sur des puits de pétroles minables dans le sud ouest de la France qui rouvre ou sont forés. Comme s'il y avait pénurie, péril en la demeure, on ne sait plus avec quoi faire avancer les trains... Pas vrai bien sûr! Ca révèle une logique cependant qui est celle qui prédomine dans tous les cercles importants -économiques et politiques, y compris chez ceux qui disent la main sur le coeur que l'environnement c'est super important, qu'il faut s'y mettre maintenant... etc : On veut donc consommer tout le pétrole disponible, jusqu'à la dernière goutte. Ce faisant, on a tout faux. Parce qu'on retarde, on ne règle pas. A grande échelle, planétaire, on retarde, pour une question d'avantage financier à court terme et courte vue. Sur le plan national, on retarde pour une question de pouvoir d'achat à court terme, à courte vue.
C'est dur à dire, mais vive le pétrole cher!
Parce que c'est la seule solution pour qu'on en consomme moins. Ces derniers mois la pollution atmosphérique baisse parce qu'il est devenu plus rentable de prendre les transports dits doux, que sa voiture... enfin!!!
Pourvu que ça dure. Mais j'entends que Monsieur Hermann annonce que le prix du ticket de tram augmente... Quand on veut faire de la politique à contre temps, on y arrive. |
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| Posté le: 08/07/2008 à 11:45 par macraptor | | | Quoi ? Le prix du billet va encore augmenter ? Tabernacle ! Je n'étais pas au courant. C'est prévu ? Ce n'est pas une bonne nouvelle. |
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| Posté le: 08/07/2008 à 12:16 par François | | | Oui, j'ai entendu ça aussi. Augementation justifiée par ... la hausse du prix du combustible !!! |
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| Posté le: 08/07/2008 à 14:29 par Victor Vogt | | La présidence française est dans un bonne axe en ce qui concerne l'europe des projets. Car c'est le seul moyen de créer des solidarités de faits comme aimait à le dire Robert Schuman. Ce sont les projets qui font notre identification à l'Europe au-delà de nos racines. Mais la France ne doit pas tomber dans le trop plein... sinon les européens feront la remarque que la France souhaite une Europe française, et non ce dénominateur commun, difficil à chercher certes, qu'est l'Europe européenne.
Bon vent à ce programme français, qui met l'Europe du concret au coeur de celui-ci! |
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| Posté le: 08/07/2008 à 15:38 par Nicolas | | | Je partage ton point de vue, Victor. |
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| Posté le: 08/07/2008 à 16:05 par macraptor | | François, n'oubliez pas que la droite aussi avait augmenté les tarifs. Ils étaient passé d'un euro 20 à un euro 30 l'année dernière. Ca fait donc un partout n'est-ce pas ? Cette fois-ci, ça passerait à un euro 40 ? Tabernacle ! Vive le vélo
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| Posté le: 08/07/2008 à 17:10 par François | | Macraptor, qui a dit le contraire ??? Que je sache, toutes les Mairies de France ne sont pas à gauche !!
Je post pas dans un esprit polémique droite - gauche là !!!!! |
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| Posté le: 08/07/2008 à 17:12 par François | | | Par contre, d'accord pour le vélo à 100 % !! |
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| Posté le: 29/08/2008 à 13:08 par Macraptor | | En parlant d'Europe (je reviens au sujet initial, maintenant que François et moi nous sommes d'accord), voici un texte qui vous intéressera peut-être : l'éditorial de l'Observatoire de Bruxelles (la revue trimestrielle de la délégation des barreaux de France). Il est signé Alain Lamassoure (député européen, ancien ministre - gouvernements Balladur et Juppé II - et membre de...l'UMP) et intitulé "De l'Europe des traites à l'Europe des citoyens". Personnellement, j'apprécie tout particulièrement le dernier paragraphe. Bonne lecture à tous ceux que ça intéresse ! (je vous préviens : c'est long)
"La construction européenne a commencé par un marché commun. Puis, traité après traité, elle a élargi ses ambitions et son champ de compétence, notamment pour faire face aux problèmes nouveaux posés par sa propre réussite.
Pourtant, cinquante ans après, alors que l'intégration économique est allée jusqu'à la fusion des monnaies nationales, l'union des peuples et des citoyens reste balbutiante. L'espace des citoyens en est encore au stade où en était celui des marchandises avant l'Acte unique de 1985 : les frontières sont abolies mais d'innombrables obstacles rendent difficile une vie harmonieuse dans cet espace commun. |
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| Posté le: 29/08/2008 à 13:10 par Macraptor | | La "préférence européenne" est une réussite incontestable en matière de commerce extérieur : en moyenne, chaque pays européen fait les deux tiers de ses échanges avec ses partenaires de l'Union. La situation est contraire pour "l'Europe des Hommes" : parmi les étrangers, dans la plupart des Etats membres, les non européens sont deux fois plus nombreux que les Européens ; la proportion est identique pour les mariages binationaux ; malgré le succès d'Erasmus, les échanges universitaires sont plus nombreux avec les autres continents qu'entre Européens ; les grands médias nationaux consacrent plus de temps d'antenne à la seule poltique américaine - sans parler du reste de la politique internationale - qu'à la politique européenne.
Cette situation s'explique parfois par l'insuffisance de la loi communautaire : la législation européenne sur la coordination des régimes de sécurité sociale actuellement applicable date de plus de trente-cinq ans (1971), période pendant laquelle le concept même de sécurité sociale a été profondément bouleversé. Mais, plus souvent, c'est la mauvaise application des textes qu'il faut mettre en cause. La simple information sur le droit communautaire laisse dramatiquement à désirer : le citoyen européen non initié doit manier une baguette de sourcier pour dénicher de minces filets d'information, ignorant qu'un véritable océan est à sa portée. Mais un océan resté inconnu. Les institutions européennes, les administrations nationales et territoriales, les organisations consulaires, les associations spécialisées ont créé des dizaines de sites internet et des centaines de points de contact, dans un grand désordre, et sans atteindre la plus grande partie des personnes véritablement intéressées. |
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| Posté le: 29/08/2008 à 13:13 par macraptor | | Quant au traitement des dossiers individuels, les témoignages recueillis, tant auprès des représentants des étrangers en France qu'auprès des Français de l'étranger, montrent que, partout, les Européens vivant dans l'Union, dans un pays différent de leur pays d'origine, rencontrent d'innombrables problèmes administratifs. Ainsi, la suppression de l'obligation de la carte de séjour a créé plus de problèmes qau'elle n'en a résolus. Le remboursement de frais médicaux se fait dans des conditions erratiques. Dans plusieurs pays, dont le nôtre, l'immatriculation de voitures achetées à l'étranger se heurte à des formalités décourageantes. De façon générale, les services compétents dans le pays d'accueil donnent souvent l'impression d'être mal informés eux-mêmes, ou d'interpréter le droit communautaire de façon à favoriser leurs propres nationaux contre "l'Etranger".
Enfin, il y a un immense domaine, essentiel pour la vie des personnes, qui échappe presque complètement au droit communautaire : c'est le droit civil et, en particulier, le droit familial. Toute occupée par la libre circulation des travailleurs, l'Union a sous-estimé les conséquences humaines de sa réussite historique - la paix "perpétuelle", soudain réalisée sur le continent : les voyages, les migrations, les rencontres favorisent les liens, les projets communs, les échanges, et même la vie en commun, les mariages, les contrats y compris familiaux. Or, le droit civil en général, et le droit de la famille en particulier, sont considérés comme intimement liés à l'histoire et à la culture de chaque pays. C'est donc un domaine où l'on a considéré que la subsidiarité devait s'imposer de manière jalousement exclusive. Refusant catégoriquement l'harmonisation des droits nationaux, l'Union s'emploie ici à assurer une dose de reconnaissance mutuelle des lois, décisions et actes nationaux, et se concentre essentiellement sur la solution des conflits de droit. |
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| Posté le: 29/08/2008 à 13:19 par macraptor | | A ce niveau du texte, je ne peux malheureusement pas continuer, étant donné que votre blog me dit qu'il y a des mots interdits ! Je crois rêver mais c'est pourtant vrai. Je vous rappelle courtoisement que ce texte est issu d'une revue trimestrielle très sérieuse et qu'il est signé par un homme non moins sérieux, membre de votre parti politique ! Cherchez l'erreur !
J'ai beau relire, je ne vois pas quel mot pourrait choquer. Donc, si je trouve pas un moyen de poster la fin de l'éditorial, alors tant pis, vous ne connaîtrez pas la dernière phrase. Franchement, votre truc de filtrage pour mots interdits n'est vraiment pas au point et c'est peu de le dire ! On en arrive à la situation abracadabrantesque où même un texte d'un membre de l'UMP ne passe pas sur votre blog, pour cause de "mots interdits" (sic). Est-ce de la censure ou un simple problème technique ? Quel est donc ce mot interdit ? Je cherche mais je ne vois pas. |
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| Posté le: 29/08/2008 à 13:20 par macraptor | | | Résultat : dès que deux pays ou plus sont en cause, les unions libres, évidemment très nombreuses, les mariages ou contrats civils entre ho mo se xuels, les transmissions du patrimoine, la garde des enfants en cas de séparation des parents, les cas d'incapacité peuvent se heurter, tantôt à une absence de toute solution juridique, tantôt à des conflits de droits ou de juges que les règlements communautaires actuels ne parviennent pas toujours à trancher." |
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| Posté le: 29/08/2008 à 13:27 par Macraptor | | ok, j'ai compris, c'était donc le mot suivant qui était en cause : ho mo se xu el. Bref, passons... Maintenant ça marche. Je ne veux pas polémiquer, heureusement pour vous que le ridicule n'a jamais tué. Sur ce, je continue, suite et fin :
Pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne, les grands dirigeants seront amenés à se pencher sur les humbles problèmes de la vie quotidienne des Européens : la présidence française a décidé de faire de ceux-ci l'un des grands thèmes du second semestre 2008. L'expérience montre qu'il va falloir innover, dans la méthode même, dans les procédures, dans l'esprit : les droits de la personne ne s'instituent ni ne s'appliquent comme les règles du commerce. Par leur expérience et leur savoir-faire, les remarquables spécialistes des barreaux français auront une contribution éminente à apporter en la matière.
Vis-à-vis de ses citoyens, l'Union européenne a suscité plus de rêves que de projets, plus de projets que de lois, plus de lois que d'applications concrètes. Il est temps de partir des réalités pour concevoir des politiques et des lois plus adéquates, au risque de revoir quelques projets et quelques rêves".
rappel : signé par Alain Lamassoure, député européen, ancien ministre |
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| Posté le: 29/08/2008 à 14:27 par MACRAPTOR | | Et en voici maintenant un autre, toujours tiré de l'Observatoire de Bruxelles (mois de juillet) et signé par Vladimir Spidla, commissaire européen chargé de l'Emploi, des Affaires sociales et de l'Egalité des chances. Il est intitulé "Bilan de l'année européenne de la mobilité et actions futures" :
"La mobilité des travailleurs dans l'Union est un instrument fondamental pour le développement du marché du travail au niveau européen. Elle permet de mieux équilibrer les manques et les surplus de main d'oeuvre et permet à un plus grand nombre de citoyens de trouver un meilleur emploi.
Travailler dans un autre pays européen donne aux citoyens l'occasion d'apprendre une nouvelle langue, de découvrir une nouvelle culture et d'acquérir de nouvelles compétences. De plus en plus de personnes ont pris conscience des possibilités offertes par la mobilité grâce à l'Année européenne de la Mobilité des Travailleurs de 2006 et souhaitent maintenant les exploiter.
Durant cette année, la Commission européenne a déployé des effors particuliers pour sensibiliser les travailleurs européens à leurs droits à la libre circulation, aux opportunités qui existent en la matière et aux instruments mis en place pour la promouvoir (le portail EURES, en particulier). Des échanges de bonnes pratiques relatives à la mobilité géographique et professionnelle ont été organisés et des analyses sur la coordination des régimes de sécurité sociale, les pensions, les flux de mobilité, les obstacles, ainsi que les motivations qui poussent les travailleurs à être mobiles ont été menées. Quelques uns de ces résultats se retrouvent dans le dossier spécial de ce numéro consacré au droit social européen.
Les enseignements de l'Année européenne ont mis en évidence un changement significatif des attitudes des Européens par rapport à la mobilité. Selon la dernière enquête Eurobaromètre sur l'emploi et les affaires sociales, trois européens sur quatre reconnaissent le caractère essentiel de la mobilité professionnelle dans le marché du travail d'aujourd'hui. Il existe donc une réelle demande. L'utilisation du portail EURES a considérablement augmenté et permet à présent d'accéder, dans 25 langues européennes, à plus d'un million et demi d'offres émanant des services publics de l'emploi nationaux de l'Union. Le portail EURES est devenu l'un des sites les plus populaires des institutions européennes avec un million de visiteurs chaque mois.
Le travailleur mobile a changé lui aussi : il est généralement plus jeune et plus qualifié, séjournant à l'étranger pour de courtes périodes. La mobilité est souvent liée à un retour au pays d'origine et attire de plus en plus de personnes sans emploi. D'après une étude Eurobaromètre, 59 % des personnes sans travail qui se sont rendues dans un autre pays y ont trouvé un emploi dans les 12 mois. Parmi celles restées dans leur pays d'origine, 33 % seulement ont trouvé un emploi.
L'année européenne a aussi montré qu'il subsiste des obstacles importants à l'émergence d'une véritable culture de la mobilité en Europe. A côté des facteurs traditionnels juridiques et administratifs – liés à la sécurité sociale et à la reconnaissance des qualifications – deux nouvelles catégories d'obstacles ont été mises en évidence en 2006 : les obstacles "pratiques" - liés au logement, à la langue, à l'emploi des partenaires et conjoints – et les obstacles "psychologiques" – notamment la question du retour et de la non-reconnaissance par les employeurs de l'expérience acquise dans le cadre de la mobilité.
En vue d'accélérer l'élimination de ces obstacles, la Commission a adopté en décembre 2007 un plan d'action pour la mobilité de l'emploi, couvrant la période 2007-2010. Cette communication s'articule autour de quatre grands axes. Elle vise tout d'abord à renforcer les règles de coordination de sécurité sociale et à simplifier leur administration ; ensuite à promouvoir la politique de mobilité auprès des autorités locales et régionales des Etats membres ; à positionner EURES comme LA plateforme qui aide les travailleurs et leurs familles à vivre la mobilité en Europe ; et enfin à mieux communiquer les opportunités et les défis liés à la mobilité.
Ce plan d'action est avant tout un appel au renforcement des efforts déjà entrepris dans ce domaine. La Commission invite toutes les parties prenantes et les autorités aux niveaux européen, national, régional et local, à s'engager activement afin de supprimer les difficultés que rencontrent les individus qui souhaitent travailler dans un autre pays de l'Union. Avec ce nouveau plan d'action, je souhaite que tous les travailleurs européens puissent vivre leur mobilité de manière positive et qu'ils deviennent ainsi des ambassadeurs de l'Union européenne !" |
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| Posté le: 29/08/2008 à 14:54 par Jeunes Populaires | | Macraptor, comme vous le savez, nous avions été la proie de nombreux spams. Ce qui fait qu'on a du mettre un filtre.
Certains mots sont impossibles à poster à cause de cela.
C'est la seule solution. Ca n'a rien à voir avec les mots eux-mêmes, il n'y a pas de tabous ici. Les mots qui contiennent "se x" sont tous bannis pour ces questions purement techniques. Ca n'a rien de ridicule, c'est pour éviter les spams qui - très généralement - contiennent ce type de mots. Ce n'est pas homo qui ne passe pas, c'est le terme "se xuel".
Il n'existe aucune autre solution...
Bien à vous. |
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| Posté le: 29/08/2008 à 14:57 par macraptor | | | Pas de souci, je vous comprends, j'ai dit que je ne cherchais pas à faire de polémique. Je vous faisais juste remarquer que cette situation était pour le moins curieuse, pour ne pas dire inédite. J'avais aussi constaté les spams et il est vrai qu'il fallait faire quelque chose. Je vous ai compris, je sais maintenant quel terme ne passe pas, ça m'avait interrogé, je vous l'avoue. En tout cas je le saurai pour la prochaine fois. Sur ce, bonne fin de journée, j'ai terminé pour aujourd'hui (et même pour ce week-end) mais je reviendrai, soyez en sûrs. A plus. |
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Prochaine rencontre |  | |
22/10/08 à 20:00 Grande soirée de Rentrée
Elsa Schalck sera investie RDJ en présence du Président des Jeunes Pop Benjamin Lancar, du Secrétaire général Matthieu Guillemin et d'Aurore Bergé, porte parole !!! | |
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