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De la crise des subprimes |  | |
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De tout ce qu'on a entendu ces derniers temps, je voulais rédiger un article sur les causes de la crise financière actuelle.
Je vais commencer par un peu d'histoire.
En 1977, le président démocrate Jimmy Carter a créé le Community Reinvestment Act, qui demandait aux banques de prêter de l'argent aux personnes qui normalement n'étaient pas solvables (subprimes, prêts risqués).
En 1995, le président Clinton a imposé des conditions de prêt encore plus dangereuses, de façon à ce que n'importe qui puisse obtenir un prêt pour acheter une maison, ces prêts dangereux étant financés par les entreprises sponsorisées par l'Etat, Fannie Mae et Freddy Mac.
Ce plan utilisait la technique de la pyramide, qui est une technique d'arnaque. Cela consiste à financer les prêts par l'argent apporté par les nouveaux entrants. Dès lors que le nombre de nouveaux prêts diminue, le système s'effondre. Le gouvernement américain a donc mené une arnaque légale au niveau national, qui a logiquement fini par s'effondrer!
De plus, l'administration Bush, consciente du risque que constituaient ces subprimes, a tenté, en vain, par trois fois, en 2004, 2005 et 2006 de mettre fin à cette spirale infernale, mais la réforme était à chaque fois refusée par les démocrates dans leur totalité et un nombre non négligeable de républicains.
On peux donc voir donc que, partants d'une bonne intention, qui était de permettre à chacun d'avoir un logement, les présidents Carter et Clinton ont imposé une réforme qui fait vaciller l'économie.
Je pense que cela montre que c'est la régulation du marché des prêts qui est responsable de cette crise, et que ce n'est pas le libéralisme tant décrié qui l'a déclenché, puisque c'est l'état américain qui a imposé les subprimes."
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Commentaires |  | |
| Posté le: 27/10/2008 à 13:00 par Gilles LAURENT (Site Web) | | T'es sûr que c'est pas plutôt un problème de moralisation du capitalisme financier comme nous l'explique notre cher président depuis des mois ? :-) lol
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| Posté le: 27/10/2008 à 18:45 par limmt | | Si je pense que ça doit être ça :)
On a essayé de moraliser les banques et ça a foiré, voila tout :D |
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| Posté le: 27/10/2008 à 22:46 par Gilles LAURENT (Site Web) | | |
| Posté le: 28/10/2008 à 00:05 par V | | Je veux réagir à cet article que je trouve complétement démagogique et sans pertinence aucune.
Tu nous cite deux lois americaine, voté par les démocrates et tu avance, que c'est à cause de ces mesures que la crise des subprimes est dû à ces (maigres) interventions.
En réalité cette crise est du au fait que les banques depuis plusieurs années font n'importe quoi. Elles savent que leur faillite seraient une telle catastrophe que l'Etat de toute façon viendrait refouler leur caisses vides. En gros la philosophie génerale des banques ces dernières années, c'était "éclate toi, en cas de pépin c'est le contribuable qui régale". C'est ce qu'on appelle en économie l'aléa moral.
Résultat: guidé par leur quête effrénée du profit à court terme, les banques ont prété à des clients non solvable, pas parce que la loi l'ai y obligé, mais parce que ainsi, ils pouvait se faire de l'argent en imposant des taux d'intérêt hyper élevé. On engrange ainsi des profits à trés court terme.
En d'autre terme, les banques ce sont comporté comme de véritable usuriers. Le problème c'est donc la non existence de norme pour contraindre ce système financier à se moraliser.
Il faut donc au contraire imposer une contrainte. Cette crise n'est pas la première, et certainement pas la dernière, car ce système, dans sa globalité va droit dans le mur. Il faut donc ou le maitriser ou l'abattre.
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| Posté le: 28/10/2008 à 08:24 par François | | Difficile de simplifier une situation aussi complexe que celle des « subprimes ».
Une crise est toujours le fruit de la conjonction de plusieurs facteurs.
En France, pour octroyer un crédit immobilier, le banquier va s’assurer que son client pourra rembourser son emprunt de manière pérenne. Pour cela, dans la majeur partie des cas, il faut avoir un emploi stable, des revenus environ trois fois supérieurs aux mensualités et ne pas avoir connu d’incident de paiement ou de compte à découvert.
Malgré toutes ces précautions, l’hypothèque et le CMH (Cautionnement Mutuel Habitat) restent très majoritairement demandés. L’hypothèque permettra au banquier, en cas de faillite de son client, d’être le premier créancier sur la liste et de récupérer ses fonds.
Cependant, en appliquant ces principes de précaution, beaucoup de gens se retrouvaient (et sont d’ailleurs toujours !) exclus du marché de l’immobilier. On peut penser notamment aux travailleurs intérim, même réguliers ; aux personnes en période d’essai, aux personnes ayant un revenu modeste et tout simplement à tous ceux qui ont connu l’une ou l’autre fin de mois difficile.
En est né, aux Etats-Unis, une réflexion visant à demander aux banquiers de prendre plus de risques et permettre à un nombre de citoyens plus important de devenir propriétaire.
Mais deux grands facteurs ont été largement sous estimés. Le premier est la révision non capée des taux d’intérêts. Ainsi, après plusieurs années de baisse consécutive, les taux ont progressés de manière inquiétante et ont placés des dizaines de personnes en cessation de paiement. Ajoutez à cela une surévaluation d’une majorité de biens, une mise sur le marché d’une quantité déraisonnable de logements à vendre très –trop- rapidement, une baisse de la demander suite au manque de solvabilité des clients à cause de la remonté des taux et vous obtenez le second facteur à savoir la chute de la valeur du bien !
En France, la situation immobilière est largement différente. De part son système fiscal, il est très délicat de spéculer avec l’immobilier. La plus part de personnes entrant sur ce marché sont des investisseurs à moyen ou long terme.
Ensuite, précepte numéro un de l’économie, l’offre est toujours inférieure à la demande dans de très nombreuses régions ; dont le Bas-Rhin qui devrait construire près de 8.000 logements par an jusqu’en 2030 pour combler le retard et l’accroissement démographique.
Il n’y a donc pas de facteur réel à une crise pérenne de l’immobilier chez nous ; mais le raz de marré provoqué à quelques heures d’avions de chez nous a causé de nombreuses pertes qui affecterons temporairement notre mode de vie ! Ajoutez à cela un moral en berne dû à un sur-médiatisation de « la crise » et vous obtenez là un autre facteur aggravant ! |
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| Posté le: 28/10/2008 à 08:27 par Gilles LAURENT (Site Web) | | V,
Cet article est bien plus pertinent que ce qu'on peut lire dans la plupart des médias.
Là ou je suis d'accord avec toi c'est sur l'aléa moral.
Une loi votée en 1992 prévoit que si le niveau des fonds propres de Fanny Mae et Freddy Mac est jugé insuffisant par les autorités, celles-ci sont susceptibles de les placer sous tutelle.
Effectivement dans ce cas là pourquoi ne pas faire n'importe quoi puisqu'en cas de problème l'état garantie la survie de ces établissements.
À fin mai, les engagements de Fanny Mae et Freddy Mac atteignaient au total 5200 milliards de dollars, soit un tiers de la capitalisation de la Bourse de New York et plus d'un tiers du Produit intérieur brut américain.
Quant aux différents plans comme le plan Paulson c'est un mauvais signal que l'on donne aux banques...
Si vous faites des conneries, on est là pour vous sauver.
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| Posté le: 28/10/2008 à 10:06 par Bruno | | Article profondément naïf et réducteur.
Mais bon, si le fait de dire "c'est pas moi c'est l'autre" (exonérant ainsi de responsabilité nos dirigeants français et européens) cela peut rassurer son auteur au moment très proche de la pulvérisation intégrale du système économique (et pas seulement bancaire) mondial et de la non-solvabilité prochaine des Etats (après celle des banques), why not...
On va bien se marrer dans les prochains temps, gare à vos vies bourgeoises! |
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| Posté le: 28/10/2008 à 10:52 par Gilles LAURENT (Site Web) | | | Les subprimes sont une création de l'état américain. En quoi les dirigeants français et européens sont ils responsable ? |
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| Posté le: 29/10/2008 à 08:59 par François | | Très bonne question de Gilles...
Ç |
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| Posté le: 29/10/2008 à 11:01 par Ludo (Site Web) | | Les subprimes n'ont été que l'accélérateur d'une crise qui couvait. Le problème est plus large et dénoncé depuis des années. Le capitalisme financier né au début des années 80, c'est ça le problème.Il faut revenir à un système plus sain où l'on privilégie la production industrielle. Un système qui privilégierait à nouveau le moyen-terme/long-terme plutôt que le court-terme.
Se concentrer uniquement sur les subprimes comme explication revient à ne voir que l'assassinat de François-Ferdinand en 1914 comme explication du déclenchement de la 1ère Guerre Mondiale. |
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| Posté le: 29/10/2008 à 16:10 par Gilles LAURENT (Site Web) | | Ludo,
Qu'est ce qui te permet de dire qu'une crise couvait ?
Il n'y a pas de différence entre capitalisme et capitalisme financier. La finance est une industrie de service qui permets d'optimiser l'offre et la demande de capitaux.
Je te propose de taper "capitalisme financier" dans google et de cliquer sur le 1er lien. Ce site n'acceptant plus les liens dans les commentaires.
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| Posté le: 30/10/2008 à 18:53 par Original | | Sincèrement, je ne remets pas en cause la crédibilité de Limmt en tant qu'économiste ( bien qu'il serait intéressant de lire ses autres thèses...) mais l'article ne résume et ne représente en rien la situation actuelle.
Je soupçonne ici l'idée de pointer du doigt nos amis Américains et, peu implicitement, le parti démocrate.
La crise est avant tout due aux pratiques des établissements financiers eux mêmes qui, comme l'a bien souligné V, se livraient à des actions aussi lucratives qu'irresponsables. Si l'ampleur est telle aujourd'hui, c'est justement parce que les pouvoirs publics se sont désolidarisés du problèmes ( les lois citées sont anachroniques et tout à fait anecdotiques) tout en garantissant aux banques un apport financier en cas de chute. Hélas, doublement hélas, il ne suffit pas de promesses de renflouement pour réguler le capitalisme financier ( auquel, par ailleurs, je crois fortement ). Il faut, comme le disait de Gaulle, garder un oeil permanent et bienveillant sur les activités des acteurs économiques en balisant leur champ d'action. Ceci ne fausse en rien la liberté d'entreprendre, d'agir ou d'échanger, cela permet de rendre la scène économique lisible et plus sécurisée.
Frédéric Bastiat lui même disait : "admettons de l'Etat son rôle sécuritaire". Je crois que dans les heures que nous vivons, la finance fait partie, à une échelle plus ou moins importante, des secteurs à sécuriser.
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| Posté le: 31/10/2008 à 11:14 par Nicolas | | Je suis assez d'accord avec vous, Original.
Je pense que Matthias n'a pas voulu faire un article sur la crise - au sens où nous la vivons aujourd'hui - mais qu'il a voulu s'attacher à donner une explication d'un de ses éléments déclencheur. Un parmi d'autres.
L'Etat c'est le gendarme et le pompier.
Le gendarme a failli en laissant trop faire, en laissant trop passer... et du coup il faut mettre le casque de pompier.
Le problème est de savoir si nous avons suffisamment d'eau pour éteindre cet incendie... Et si nous employons les bonnes techniques de pompier... Et là, je ne suis pas totalement sûr... |
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| Posté le: 31/10/2008 à 15:33 par Gilles LAURENT (Site Web) | | | Et d'après vous quels sont les autres éléments déclencheurs ? |
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| Posté le: 01/11/2008 à 15:32 par Victor Vogt (Site Web) | | Sur mon lien il y a l'article où je traite le sujet, d'ailleurs une réponse partielle à la question de Gilles s'y trouve. Les Etats-Unis sont à l'origine de la crise et les européens doivent se mettre en mouvement pour trouver un plan... chercher l'erreur...
Maintenant concernant l'article en question il a une certaine pertinence, mais il est plus complexe que cela, c'est principalement l'arme monétaire qui pose problème et notamment le problème de la création de masse monétaire, il s'agit du taux d'intérêt (il est à nouveau à 1% aux Etats-Unis). Ces lois il est certain qu'elles ont contribué à la crise, mais avec des taux d'intérêts élevés ces lois n'ont pas d'effet tellement négatif, mais dans le cas où les taux d'intérêts sont inférieur à 2 % cela devient problématique. Ils étaient à moins d'1% pendant une longue durée. D'ailleurs la réserve fédérale n'est pas indépendante c'est un outil d'Etat contrairement à la BCE qui est indépendante! Sur le taux d'intérêt mon article en parle, car pour les Etats-Unis c'est un outil qui a eu un effet boomerang en fait. |
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| Posté le: 01/11/2008 à 18:35 par Original | | Je comprends bien, Limmt et Gilles Laurent, que vos tendances ultra-libérales vous poussent à explorer les archives pour trouver quelques responsables potentiels. C'est une réaction humaine mais bersée d'anachronisme et, disons le, de mauvaise foi. Je vous déconseille d'ailleurs vivement, sans vouloir donner de leçons, la formidable hypocrisie du site que vous nous porposez en lien.
Rassurez - vous, le capitalisme n'est pas responsable en lui même. C'est l'une des applications du système qui est à l'origine de ce que nous vivons. Le système tel qu'il est appliqué par les fausseurs de la véritable doctrine capitaliste. Ces derniers ont avant tout agit aux Etats Unis mais cessons de nous dédouaner, nous Européens. Notre actuel président ne s'est d'ailleurs jamais fait prier pour applaudir le fonctionnement économique et financier de nos amis d'outre Atlantique.
Le débat n'est de toute façon plus à la recherche de responsables. Il est temps de nous pencher, dans un large concensus national ( comme l'aurait fait de Gaulle, mais cela m'attriste de voir que les JUMP n'ont pas gardé grand chose de ses travaux ), sur les réponses à apporter à un problème mondial mais aussi national et bientôt local.
Oui à l'économie capitaliste guidée, accompagnée et surveillée. |
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| Posté le: 02/11/2008 à 05:12 par Gilles LAURENT (Site Web) | | Par le lien que je mettais en commentaire, je voulais tout simplement dénoncer l'invention de vocables péjoratifs dans le seul but de caricaturer ou de salir une façon de penser.
On utilise donc le terme capitalisme financier qui est une pure invention et qui ne signifie rien.
On parle d'ultra-libéralisme qui ne signifie rien non plus. C'est comme si j'expliquai que vous êtes ultra-gaulliste ou que Ségolène Royal est ultra-socialiste.
Mais il en existe beaucoup d'autres comme 'cadeau fiscal' comme si la fiscalité pouvait être un cadeau etc...
Je rappelle quand même que Fanny Mae et Freddy Mac possédait 40% des crédits hypothécaires aux Etats-Unis et qu'ils avaient comme encours de prêts 5200 milliards de dollars US. Si vous considérez ceci comme anachronique c'est votre droit mais ce n'est pas mon cas.
Le libéralisme économique est le meilleur moyen d'optimiser les ressources en fonction des besoins.
Je vous propose un nouveau lien qui sera moins polémique :-)
Tapez "Community Reinvestment Act", cliquez sur le bouton "Pages francophones" et cliquez sur le 1er lien |
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| Posté le: 06/11/2008 à 03:48 par Gilles LAURENT (Site Web) | | | A voir absolument : www.unmondelibre.org/node/519 |
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| Posté le: 07/11/2008 à 17:58 par V | | Je voudrais répondre à Gilles Laurent quant à ses dévellopements sémantiques.
"capitalisme financier" est un terme qui a du sens. L'objectif originel du système financier, ce n'est pas de produire de la richesse mais de mettre à la disposition de l'économie réelle les fonds nécessaire à la création de richesse. Or, le problème, est qu'avec la libéralisation excessive des marchés financier, il y a eu autonomisation de ce système financier, qui a commencé à fonctionner de façon totalement déconnectée avec l'économie réelle. Quand la croissance des marchés financier est de 10 pc par an, celle des marchés réels est de 3 pc. C'est là que l'on crée des bulles qui quand elles éclatent font très mal. Hier c'était par exemple internet, aujourd'hui c'est l'immobilier. La finance ne crée pas de richesse. Ce qui crée de la richesse c'est l'économie réelle.
Quant aux cadeaux fiscaux, il ne faut pas oublier que l'impôt est un DEVOIR, et non pas du vol. C'est peut être l'aspect le plus important de la vie en société. Quand on vit ensemble, on doit constr |
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| Posté le: 07/11/2008 à 18:09 par V | | Je voudrais répondre à Gilles Laurent quant à ses dévellopements sémantiques.
"capitalisme financier" est un terme qui a du sens. L'objectif originel du système financier, ce n'est pas de produire de la richesse mais de mettre à la disposition de l'économie réelle les fonds nécessaire à la création de richesse. Or, le problème, est qu'avec la libéralisation excessive des marchés financier, il y a eu autonomisation de ce système financier, qui a commencé à fonctionner de façon totalement déconnectée avec l'économie réelle. Quand la croissance des marchés financier est de 10 pc par an, celle des marchés réels est de 3 pc. C'est là que l'on crée des bulles qui quand elles éclatent font très mal. Hier c'était par exemple internet, aujourd'hui c'est l'immobilier. La finance ne crée pas de richesse. Ce qui crée de la richesse c'est l'économie réelle.
Quant aux cadeaux fiscaux, il ne faut pas oublier que l'impôt est un DEVOIR, et non pas du vol. C'est peut être l'aspect le plus important de la vie en société. Quand on vit ensemble, on doit construire des équipement colléctifs, mettre en place des politiques publiques qui profiteront à tous, ou encore distribuer les richesses pour que les gens modestes puissent vivre décemment. Tout ça c'est l'impôt qui le permet. C'est le principe même de l'égalité. celui qui gagne plus, paie plus. Le payer est donc un devoir. Ce qu'à fait l'administration Bush et le président Sarkozy, c'est éxonnerer des gens riche qui sont sensé payer l'impôt, et ce sans raisons aucune, car ces mesures sont totalement inefficaces économiquement. Je défie quiquonque de me prouver le contraire. Quand, sans raison d'utilité publique aucune, on t'exonère de payer quelque chose ça s'appelle un cadeau. le terme cadeau fiscaux à donc un sens certain.
Quand un ultralibéralisme je peux concéder que ça n'a aucun sens. Je conseille donc de revenir au bon vieux vocable marxiste et d'appeler un chat un chat, à savoir parler de CAPITALISME. Eh oui cher amis, en défendant ce système vous n'êtes pas des libéraux mais de banal capitaliste ( signifiant partisant du capital)... |
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| Posté le: 07/11/2008 à 18:11 par V | | | Désolé suite à une faute de frappe j'ai publié un commentaire incomplet la première fois. Le deuxième commentaire est le bon. |
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| Posté le: 08/11/2008 à 01:14 par Original | | Il suffit de s'interesser aux travaux de nombreux économistes informés et réputés pour voir apparaître très explicitement la notion de capitalisme financier. Le terme a non seulement un sens, mais aussi une application contemporaine quotidienne et avouée.
Quant au terme "d'ultra libéralisme", n'oubliez pas s'il vous plaît qu'il a été totalement accepté (voire inventé) et assumé par les théoriciens de cette pensée.
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| Posté le: 08/11/2008 à 09:48 par Ludo (Site Web) | | entièrement d'accord avec V sur sa première partie bien construite sur la capitalisme financier.
Sur les impôt toujours d'accord quand tu parles du principe général puis tu dévies à mon sens. Il n'y a pas d'exonération d'impot des "riches". En France ceux qui bénéficient du bouclier fiscal continue de payer 50% de leurs revenus en impots et non pas 0% ce qui aurait été une exonération. Alors tu vas dire qu'il gagne déjà suffisamment mais il s'agit d'un principe moral, on ne paie pas plus de 50% d'impôts.
Si ce que t'apportes la passage de 50% à 60% en moyenne de taxation est inférieur au manque à gagner résultant de l'expatriation fiscale entrainée par cette hausse alors mieux vaut être à 50%. |
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| Posté le: 08/11/2008 à 16:20 par V | | Il faut quand même rappeler que ce que vous appelez "expatriation fiscale", et que j'appelle moi "délinquance fiscale" est un acte plus que moralement condamnable qu'il faut réprimer avec la vigueur la plus grande.
Alors moi je suis pour revenir à un bouclier de 60 pc avec des mesures de sanction répressives exemplaire pour les petit malins qui pensent, qu'étant donné qu'ils ont de l'argent, qu'ils sont au dessus des lois...
Pour moi le principe morale se situe dans le fait que si le fait pour une personne qui est aisée de payer plus permet d'alléger des impots injuste pesant sur la consommation et sur les ménages modestes (je parle ici de la TVA) alors il faut imposer plus les personnes riches.
Tu gagne beaucoup, tu paie plus, logique. |
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| Posté le: 08/11/2008 à 17:08 par limmt | | Moi je considèrerais que l'égalité devant l'impot serait que quelqu'un qui gagne deux fois plus d'argent devrait payer deux fois plus d'impots.
Mais bon, ça serait un cadeau fait aux riches! :) |
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| Posté le: 08/11/2008 à 18:43 par François | | V,
Comment condamner des gens qui quittent légalement la France ??
Prenons l'exemple de notre ami Loëb : il a décidé d'aller vivre en Suisse ; certainement pas pour le climat... Comment le sanctionner ?? Et sur quelle base juridique ? |
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| Posté le: 08/11/2008 à 19:12 par V | | Je concède que c'est difficile, et ça ne sera possible qu'avec une harmonisation fiscale au niveau européen. Cependant l'idée serait bonne de taxer les revenus à la source.
Ce que je critique, c'est que l'on fait systématiquement la place belle à ces délinquants. Au lieu d'imaginer des dispositif de sanction on pense qu'en assouplissant la loi, on réduira ces évasion. Il y a comme un deux poids deux mesures. on proclame la tolérance zéro contre les crimes de droit commun mais on essaie de ménager ceux qui se rendent coupable de crimes financier et fiscaux. Je prend pour preuve des déclaration de Sarkozy qui veux assouplir le droit des affaires, tout comme les réductions de postes dans les différentes brigades financières.
Cela passe par commencer à appeler un chat un chat, dénoncer ces comportements délictueux, cesser de présenter ces escrocs comme des héros, peut être commencer à enseigner à l'école que l'impot c'est pas du vol...
D'accord pour la tolérance zéro. mais envers tout les délinquants même ceux qui se trouve dans l'entourage du chef de l'Etat (Halliday, lagardère...) |
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| Posté le: 09/11/2008 à 09:57 par François | | Oui, harmonisons en Europe ! Ce sera déjà un premier pas et ça fera plaisir aux clubs de foot ! Mais la Suisse restera toujours en dehors !
Deux points importants : un mec comme Loëb a reçu le titre de Chevalier de la Légion d'Honneur des mains de Lamour malgré son exode... Qu'en pensez vous ??
Concernant les amis de Sarkozy, dans les dernières semaines Doc Gynéco a été condamné à un an de prison (avec sursis) pour fraude fiscale, Séguéla s'est vu retirer son permis de construire par le conseil d'Etat ; enfin, la demande en référé de Sarkozy concernant la poupée Vaudou a été rejetée ! En terme de main mise sur la justice, on peut trouver pire !!
Mais tout cela nous éloigne du sujet !! |
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| Posté le: 12/11/2008 à 04:10 par Gilles LAURENT (Site Web) | | Réponse à V sur le capitalisme :
"L'objectif originel du système financier, ce n'est pas de produire de la richesse mais de mettre à la disposition de l'économie réelle les fonds nécessaire à la création de richesse."
Il faut bien que la finance soit rémunéré pour sa mise à disposition de l'argent necessaire. Si le capital n'est plus rémunéré il n'y aura plus d'investisseurs. Je rappelle que les actionnaires prennent des risques et peuvent gagner beaucoup d'argent mais aussi en perdre beaucoup.
Il n'y a pas de décalage entre la soi-disant economie financière et l'économie réelle. Les actions montent ou baisse en fonction des résultats des entreprises ou de leurs potentiels.
La bulle immobilière americaine a été crée par l'état américain en dopant l'économie par différentes politiques monétaires et sociales. (explication : www.unmondelibre.org/node/519)
Quant à la bulle internet, de nombreux investisseurs pensaient qu'internet rapporterait beaucoup plus que ce qu'ils avaient prévus. Ils se sont trompés, ils ont été sanctionné par le marché. C'est la simple réalité du marché.
Réponse à Original,
Quels économistes se disent ultra-libérales ? J'attends des noms.
Quant à l'impôt, je vous propose de lire l'article sur la courbe de Laffer : fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_de_Laffer
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| Posté le: 12/11/2008 à 13:17 par V | | Ce qui produit la rémunération de l'actionnaire c'est le resultat final de l'entreprise, qui dépend de la production et donc de l'économie réelle. Je ne vois pas donc en quoi le système financier crée de la richesse...
Bien sur que si il existe un décalage. Les actions montent ou baissent en fonction des ANTICIPATIONS des résultats des entreprises ce qui fait une grande nuance. Si il y a euphorie, cela va donner une bulle, et c'est quand on se rend compte que en fait l'action ne vaut pas ou ne vaudra jamais ce que l'on éspère que cette bulle éclate. C'est trop facile de faire porter encore et toujours le chapeau sur les politiques étatiques. c'est le manque d'intervention qui crée ce type de catastrophe. Je rappelle que sous ces 8 ans d'administration bush, les politiques sociales ont été quasi nulle ou sinon allait dans le sens des attentes des acteurs des marchés financiers. est ce qu'on a évité la crise pour autant?
Je réaffirme donc qu'il existe un décalage entre les transactions sur les marchés financiers, et leurs valeurs dans l'économie réelle. Ce sont ces imperfections et la non volonté de les corriger qui sont la cause de ces maux. |
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| Posté le: 14/11/2008 à 06:41 par Gilles LAURENT (Site Web) | | S'il n'y a pas d'investisseurs qui mettent de l'argent pour acheter les machines, les ordinateurs etc... Il n'y a pas de production et donc pas de création de richesse. C'est en cela que la finance participe à la création des richesses.
Je suis d'accord avec toi lorsque tu dis qu'il y a des anticipations. S'il n'y en avait pas il n'y aurait pas d'investisseurs pour les entreprise innovantes qui ne gagne pas d'argent aujourd'hui mais qui en gagneront peut être demain. Il faut laisser les agents économiques croire en certains projets parfois ça marche, parfois non. Je connais peu d'entreprises qui gagnent de l'argent dès leurs premiers jours d'activités.
Concernant la politique sociale américaine, il n'y en a peut être pas dans beaucoup de domaine, parcontre il y a une véritable politique sociale du crédit immobilier (expliqué ici : www.unmondelibre.org/node/519)
En résumé :
Pas de gains possibles pour les investisseurs = pas d'investisseurs = pas de production = pas de création de richesses
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| Posté le: 14/11/2008 à 08:27 par François | | Gilles, V,
Le problème d'aujourd'hui n'est-il pas tout simplement la transformation de l'investissement en spéculation ??
Parmi les solutions pour éviter cela, pourquoi ne pas procéder à l’instar de l’investissement pierre et imposer une durée minimale de placement ? |
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| Posté le: 14/11/2008 à 08:44 par limmt | | | Ce qui est rigolo dans cette histoire, c'est que les prets risqués ont causé une énorme crise et que pour remédier à cette crise Nicolas Sarkozy force les banques à prêter plus :) |
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| Posté le: 14/11/2008 à 09:26 par Gilles LAURENT (Site Web) | | François,
Je pense que limiter la spéculation c'est limiter le montant global des investissements. D'après moi la question qui se pose réellement c'est "Qu'est ce qu'on fait quand une banque fait faillite ?" |
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| Posté le: 14/11/2008 à 19:13 par François | | Mais ne penses-tu pas que l'investissement à très court terme peu affaiblir l'entreprise ; peut-être mais plus que de lui conférer de nouveaux moyens ?
Des fois, j'ai des doutes ; surtout lorsque l'entreprise est gérée par des P-Dg carriéristes qui n'ont comme objectif que de rendre un bilan sur deux ou trois ans... |
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| Posté le: 14/11/2008 à 19:16 par macraptor | | | Très bien parlé François ! Moi aussi, j'ai des doutes....et pas que "dès fois", souvent même. Congratulazione François ! François a encore frappé, mais cette fois je suis d'accord ! Rien à redire. |
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| Posté le: 16/11/2008 à 18:58 par Gilles LAURENT (Site Web) | | Je ne pense pas que ça affaiblit les entreprises, au contraire ça demande aux entreprises d'être en permanence performante.
Je pense que le principal problème concernant les dirigeants c'est la manière dont ils sont rémunérés. Actuellement c'est le conseil d'administration qui décide de la rémunération du dirigeant. Je pense qu'il faudrait que ce soit l'ensemble des actionnaires en assemblée générale qui décide de la forme et du montant de la rémunération. Le système serait beaucoup plus sain.
Un autre problème à soulever c'est la deresponsabilisation des acteurs.
Les déposants sont garanties par l'état à hauteur de 70000€. Du coup ça n'incite pas les déposants à se demander est ce que ma banque est sûr ? Est ce qu'elle privilégient les investissements en bourse (risqué) ou préfère t-elle faire des prêts aux états, aux particuliers (plus sûrs) ?
Maintenant on garantit les pertes des banques, alors ou va t'on ? Toutes les conneries sont permis.
S'il y a un point ou je suis d'accord avec Olivier Besancenot c'est lorsqu'il dit qu'on ne peut pas libéraliser les profits et nationaliser les pertes. Pour ma part, c'est la nationalisation des pertes qui me gêne.
Macraptor,
Je trouve ton dernier commentaire d'une incroyable utilité. This is unbelivieable :-)
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| Posté le: 16/11/2008 à 19:12 par Gilles LAURENT (Site Web) | | Je retire juste une phrase de mon dernier com.
C'est un peu réducteur de dire qu'on nationalise les pertes des banques, le plan Paulson étant largement modifié. |
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| Posté le: 17/11/2008 à 02:53 par Macraptor | | | Et oui Gilles, ce commentaire est incroyable, tout simplement ! Utile, fabuleux même, efficient, etc etc. Connais-tu cette phrase de Coluche : "de tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus agréables sont encore ceux qui se taisent" ! Et bien, comme tu peux le voir, je l'applique à la lettre, cette phrase !! :-) Plus sérieusement, c'est tellement rare, pour ne pas dire exceptionnel, que je donne un satisfecit à François qu'il fallait quand même le souligner ! |
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